«Le 13 Novembre était inévitable» : Salah Abdeslam ne renie rien au procès des attentats

«Le 13 Novembre était inévitable» : Salah Abdeslam ne renie rien au procès des attentats© Antoine Boitel Source: RT France
La salle d'audience de la cour d'assises spéciale de Paris, avant la tenue du procès des attentats du 13 novembre 2015.
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Invité à s'exprimer sur une vidéo de la fusillade devant un bar où 21 personnes ont trouvé la mort le 13 novembre 2015, Salah Abdeslam a expliqué que «dans le contexte, [il] ne peut la condamner».

Au neuvième jour du procès des attentats du 13 novembre 2015, le seul membre encore en vie des commandos, Salah Abdeslam, a affirmé à la cour que «le 13 Novembre était inévitable». 

Cette troisième semaine d'audience s'est ouverte sur les constatations de l'attentat contre le bar La Belle Equipe, situé dans le XIe arrondissement, où 21 personnes ont trouvé la mort sur les 130 victimes au total. Une vidéo de la fusillade a été diffusée pendant le procès. «Cette vidéo, si on la sort de son contexte, je suis le premier à la désavouer. Mais si on la met dans le contexte, je ne peux la condamner», a déclaré Salah Abdeslam.

«Ces terroristes, ce sont mes frères», a-t-il aussi précisé. Son frère aîné, Brahim Abdeslam, a participé à la série de fusillades devant des établissements des Xe et XIe arrondissements, avant de se tuer dans la brasserie Comptoir Voltaire en activant sa ceinture explosive.

On n'a rien de personnel contre ces gens-là

Le jour de l'ouverture du procès, le 8 septembre, Salah Abdeslam avait également affirmé avoir «délaissé toute profession pour devenir un combattant de l'[organisation terroriste] Etat islamique». Le 15 septembre, l'homme âgé de 32 ans avait froidement justifié sa participation aux attentats : «On a combattu la France, on a attaqué la France, on a visé la population, des civils, mais en réalité on n'a rien de personnel contre ces gens-là, on a visé la France et rien d'autre.», avait-il expliqué, fustigeant les «avions français qui ont bombardé l'Etat islamique, les hommes, les femmes, les enfants». 

Ce procès hors norme qui se tient dans une salle spécifiquement construite pour l'événement doit durer près de neuf mois. Au 16 septembre, un total de 2 232 personnes se sont portées parties civiles dans ce «procès du siècle», alors que d'autres constitutions devraient encore être examinées le 4 octobre, notamment les demandes des communes de Paris et Saint-Denis, du Bataclan et du bar La Belle équipe, auxquelles s'oppose le ministère public. Les constitutions de parties civiles sont possibles jusqu'aux réquisitions. 

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