Gironde : deux jeunes femmes interpellées après avoir réalisé de fausses attestations vaccinales

- Avec AFP

Gironde : deux jeunes femmes interpellées après avoir réalisé de fausses attestations vaccinales© STEPHANE MAHE Source: Reuters
Centre de vaccination à Nantes le 3 juin 2021 (image d'illustration).
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Deux jeunes vacataires d'un vaccinodrome bordelais ont été interpellées après avoir réalisé de fausses attestations de vaccination. Les deux jeunes femmes ont déclaré vouloir «rendre service» mais agissaient également contre rémunération.

Deux vacataires au vaccinodrome de Bordeaux de 18 et 20 ans, ont été interpellées pour de fausses attestations de vaccins délivrées à des connaissances. Les deux jeunes femmes ont déclaré avoir agi afin de «rendre service» à des gens ne souhaitant pas être vaccinés, en se faisant un peu d'argent au passage, a appris l'AFP le 5 août de source judiciaire.

Les deux jeunes filles, déférées, seront jugées en correctionnelle en janvier pour corruption passive et faux et usage de faux, a indiqué le parquet de Bordeaux, confirmant une information du quotidien Sud Ouest.

Elles se sont vu interdire d'ici là d'exercer une activité en lien avec la vaccination.

Toutes deux, en tant qu'agentes administratives contractuelles, faisaient partie d'une équipe de plus de 70 personnes travaillant au vaccinodrome de Bordeaux-Lac, et ont été signalées à la police par des collègues, intrigués par certains de leurs agissements.

Après enquête, interpellées et placées en garde à vue, elles ont reconnu avoir établi et délivré de faux certificats de vaccination : une quinzaine pour l'une, au moins deux pour l'autre.

Les motivations, selon leur dires, tenaient de l'altruisme, pour «rendre service» à des gens qui ne veulent pas se faire vacciner mais qui «ont le droit de ne pas être exclus de certains endroits», mais aussi de l'intérêt bien compris avec des tarifs entre 80 et 300 euros. Le bénéfice global de l'opération dépasserait le millier d'euros. Une des deux suspectes a affirmé n'avoir pas perçu d'argent.

Une dizaine de bénéficiaires de ces attestations, essentiellement des proches ou connaissances de connaissances, ayant eu vent du filon par le bouche-à-oreille, ont été entendus par les enquêteurs. Les attestations étaient réalisées depuis l'ordinateur des contractuelles, avec la Carte vitale du bénéficiaire, et la remise de l'attestation se faisait lors d'un rendez-vous en ville.

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