Le pass sanitaire français «discrimine les non vaccinés», selon l'ONG Médecins du Monde

- Avec AFP

Le pass sanitaire français «discrimine les non vaccinés», selon l'ONG Médecins du Monde© Denis CHARLET Source: AFP
Une bénévole de Médecins du Monde, à Calais, le 7 juillet 2015 (image d'illustration)
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Médecins du Monde a rejeté «toute forme d'opposition et d’inégalité de droits entre personnes vaccinées et non vaccinées». L'ONG pointe également un défaut «d'accès effectif à la vaccination» en France.

Le 4 août, l'ONG Médecins du Monde (MDM) a condamné le principe du pass sanitaire, qu'elle juge discriminatoire envers les personnes non vaccinées contre le Covid-19, appelant à un accès «sans entraves» des personnes les plus précaires à la vaccination. 

Le pass sanitaire est une obligation vaccinale déguisée, discriminant les non vaccinés

Sur le fond du projet de loi sanitaire, sur lequel le Conseil constitutionnel doit se prononcer ce 5 août, Médecins du Monde estime dans un communiqué que le pass sanitaire est une «obligation vaccinale déguisée, discriminant les non vaccinés».

«Médecins du Monde refuse toute forme d'opposition et d’inégalité de droits entre personnes vaccinées et non vaccinées, toute forme d’obligation de contrôle par les employeurs, toute entrave à la circulation des personnes ou à leur accès aux lieux de soins, administratifs, ou de culture», insiste sa présidente, Carine Rolland, médecin généraliste de profession.

Citant la position à ce sujet du Défenseur des droits, MDM se dit également inquiet d'un «risque de glissement vers des pratiques de surveillance sociale généralisée». 

Médecins du Monde pointe un défaut «d'accès effectif à la vaccination»

MDM se prononce par ailleurs «contre le pass sanitaire tant que chacun n’aura pas un accès effectif à la vaccination». L'organisation de solidarité médicale cite le cas des personnes «exclues du soin» ou faisant face à la «fracture numérique ou aux barrières administratives», notamment les personnes sans domicile fixe, migrantes, travailleuses du sexe ou mineures non accompagnées.

Le gouvernement a demandé le 3 août aux préfets et directeurs généraux d'agences régionales de santé (ARS) d'accélérer sa politique de vaccination des demandeurs d'asile et réfugiés précaires, réitérant son objectif fixé le 5 juillet de tous les vacciner «d'ici fin août».

Le projet de loi anti-Covid, qui a été adopté définitivement le 25 juillet par le Parlement, rend obligatoire la vaccination des personnels des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite, des sapeurs-pompiers, de certains militaires, ainsi que des professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile.

Une extension du pass sanitaire y est également prévue pour le 9 août. Il est déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet.

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