«L’expert en trahison s’apprête-t-il à récidiver ?» : Darmanin critiqué par LR, son ancien parti

«L’expert en trahison s’apprête-t-il à récidiver ?» : Darmanin critiqué par LR, son ancien parti© REUTERS/Stephane Mahe
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à La Chapelle-sur-Erdre, dans l'ouest de la France, le 28 mai 2021 (illustration).
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La polémique entre le porte-parole de l'exécutif Gabriel Attal et le ministre de l'Intérieur autour des critiques du second à l'encontre de LREM a amené le parti LR à ironiser sur d’éventuelles velléités de trahison de la part de l'ancien sarkoziste.

Le parti Les Républicains n'a semble-t-il toujours pas digéré le départ de Gérald Darmanin. L'actuel ministre de l'Intérieur, qui a rejoint Emmanuel Macron et LREM en 2017, a été qualifié d'«expert en trahison» par son ancien parti ce 5 juillet, qui souhaite ainsi souligner les tensions au sein de la majorité.

L'ancien maire de Tourcoing s'est en effet montré très critique à l'encontre du fonctionnement de sa formation actuelle, La République en marche, au lendemain des mauvais résultats de la majorité présidentielle aux élections régionales. «Il faut être plus concret. Un mouvement politique doit être enraciné», avait-il déclaré auprès du Figaro le 2 juillet.

«Oupsssss, cette déclaration n'est pas de nous mais du ministre de l'Intérieur. L'expert en trahison s’apprête-t-il à récidiver ?», a réagi le parti LR dans un tweet.

Gérald Darmanin a également appelé la majorité à l'«humilité», déclarant que le parti présidentiel avait un «problème de culture politique». «Il faut revoir la façon de faire fonctionner En marche !», selon lui. «Une des solutions serait moins de visios, plus de bistrot ! [...] Partout où le numérique a remplacé le contact physique, la sanction a été forte», a-t-il aussi affirmé.

L'humilité concerne tout le monde

Un ensemble de déclarations qui n'a pas plu au porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. «L'humilité concerne tout le monde», a répondu ce dernier sur France Inter. «On peut toujours s’interroger, comment mieux faire [...] On est un jeune parti politique. Moi, j'observe juste qu’il est de bon ton de taper sur La République en marche», a-t-il ajouté, agacé.

«Des dizaines de milliers de personnes ont donné de leur temps sur le terrain pour aller faire campagne [...] On a des gens qui se sont engagés en politique parfois pour la première fois, dans un contexte extraordinairement difficile pour un nouveau parti, dans un contexte en plus de crise sanitaire. On ne peut pas dire qu'il y ait eu possibilité de faire de vraies campagnes ; personne ne se complaît dans les visios», a ensuite lâché Gabriel Attal.

Dans un dernier tacle, le porte-parole de l'exécutif a dénoncé le fait que «La République en marche, [est] quand même une formation politique qui a permis à Emmanuel Macron d'être élu président de la République face à d'autres candidats qui étaient soutenus par des personnes qui aujourd'hui critiquent la République en marche», rappelant ainsi implicitement que Gérald Darmanin, alors membre de LR, n'avait pas ménagé l'actuel chef de l'Etat pendant la campagne de 2017.

Une accusation de trahison également portée par Eric Dupond-Moretti  

Par ailleurs, il n'y a pas eu que LR pour lancer des accusations de trahison à l'endroit du ministre de l'Intérieur ces derniers jours. Toujours en équilibre entre son ancienne famille politique et l'actuelle, Gérald Darmanin s'est vu reprocher par son collègue du gouvernement Eric Dupond-Moretti le fait d'avoir félicité Xavier Bertrand, son ancien mentor et lui aussi ex-LR, pour son score au premier tour des régionales. Laurent Pietraszewski – soutenu par la majorité présidentielle – était quant à lui arrivé en quatrième position. Avant que ne débute le Conseil des ministres du 23 juin, le garde des Sceaux a ainsi parlé de «trahison», selon plusieurs médias dont l'AFP.  

«De trahison à trahison, on finit par retourner à son point de départ, et s'il souhaite revenir chez les Républicains, il ne sera pas le bienvenu», a d'ores et déjà prévenu le président de LR Christian Jacob le 27 juin, au soir du second tour des régionales. Déjà en juillet 2020, le patron du parti de droite avait invité Emmanuel Macron à «se méfier» de celui qui venait d'être nommé ministre de l'Intérieur, qu'il accusait de porter en lui «les gènes de la trahison».

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