Moirans toujours sous haute tension après les émeutes

© capture d'écran réalisée sur le compte twitter de Sisf94

Les funérailles devaient avoir lieu ce mercredi dans l'après-midi, mais face au refus du juge de laisser sortir le frère du défunt, leur mère a pris la décision d'«annuler les obsèques» de son fils.

«J'annule les obsèques. Je vais faire venir le cercueil de mon fils ici. Et il ne bougera pas tant que mon autre fils ne pourra pas venir» a indiqué à l'AFP Adèle Vinterstein.

La mère du jeune homme tué le week-end dernier a réagi après qu'un juge a ce matin, et pour la seconde fois, refusé à son autre fils incarcéré une permission de sortie afin d'assister aux funérailles de son frère.

Le premier refus, stipulé hier à la famille, avait provoqué de nombreux incidents dans la ville de Moirans en Isère, à l'initiative de la communauté des gens du voyage. Alors que des voitures étaient brûlées et des trains stoppés en pleine voie, la prison d'Aiton en Savoie faisait également l'objet d'une mutinerie orchestrée par le frère du défunt.

Emeutes à Moirans : la situation serait sous contrôle

Face à ces violences, la classe politique a fortement réagi. Invité d'Europe 1, l'ancien Premier ministre Les Républicains, François Fillon a ainsi déclaré : «Le gouvernement a un problème avec l'autorité. (...) Il n'a pas réagi la dernière fois (au blocage de l'A1 en août), ce qui a sans doute rendu possible les violences d'aujourd’hui. Qu'est-ce que c'est que ce pays où on céderait au chantage de gens qui voudraient obtenir une libération de prison et peser sur les juges? Enfin, on est dans un Etat de droit. (...) Il faut faire preuve de fermeté. Ce sont des événements qui ne se sont pas produits dans le passé».

Qualifiant ces actes d'«inexcusables et inqualifiables», le Parti Radical de Gauche demande que les habitants de la ville Moirans devraient être placés «sous protection les jours à venir». 

Pour Nadine Morano, c'est bien ici l'autorité de François Hollande qui est une nouvelle fois défiée...

Des attaques politiques contrées par le gouvernement. Manuel Valls, le Premier ministre, a donc fait lui-aussi montre de fermeté en dénonçant les «violences inadmissibles de Moirans».

Tout comme sa ministre de la Justice qui s'insurge contre les méthodes utilisées par les gens du voyage pour se faire entendre: 

Dans la nuit de vendredi à samedi, trois personnes gantées et cagoulées avaient trouvé la mort dans un accident. Ils avaient percuté un arbre à bord d’une voiture volée à proximité de Saint-Joseph-de-Rivière. Le quatrième passager, seul survivant de l'accident, avait été envoyé en prison. Les gens du voyage en colère souhaitent qu’il puisse assister aux obsèques de son frère qui était donc aussi dans la voiture.

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