Fusillade dans la Somme : quatre morts, trois blessés graves dont deux gendarmes

Fusillade dans la Somme : quatre morts, trois blessés graves dont deux gendarmes© Capture d'écran du compte de Twitter
Somme

La préfecture de Roye a annoncé qu’une fusillade avait fait trois morts : une femme, un homme et un enfant en bas-âge. L’auteur, deux gendarmes et un autre enfant ont été blessés. Toutes les victimes appartiennent à la communauté des gens du voyage.

De nombreux coups de feu ont été entendus aujourd’hui dans le camp des gens du voyage de Roye. Les forces de l’ordre se sont rendues sur place, mais ont été accueillies par des tirs. Les gendarmes sont parvenus à maîtriser le tireur présumé mais deux d'entre-eux ont été grièvement blessés, dont l'un a succombé à ses blessures. 

Le maire de Roye, Freddy Cantrel, a souligné que les gendarmes avaient «tiré dans les jambes» du tireur avant de l’exfiltrer des lieux du drame pour éviter un lynchage et plus de victimes. 

Le préfet et le procureur de la République sont déjà sur place, selon le directeur de cabinet du préfet. Les forces de l’ordre ont bouclé le site de la fusillade.

La fusillade s’est produite à 16h30 lorsqu’un individu a commencé à tirer à la chevrotine sur une femme, un homme, puis un enfant de six mois, les tuant tous les trois. Un autre enfant, âgé de trois ans, a également été grièvement blessé par balle.

Selon les réseaux sociaux, les gens du voyage à Roye se sont mis à agresser les journalistes et le CHU d’Amiens serait bouclé par la police. Les tensions augmentent sur place.

L'un des deux gendarmes blessés vient de décéder, selon BFM TV.

Deux journalistes d’Europe 1 et de RTL ont été frappés par des gens du voyage à Roye.

Le monde politique en émoi

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a qualifié la fusillade d’«absolument dramatique» et exprimé sa «tristesse» et sa «compassion à l'égard de la famille qui a été décimée par ce tueur». Il a aussi exprimé sa «gratitude» pour le courage des gendarmes qui se sont «courageusement interposés pour éviter un drame plus grave encore».

Le premier ministre Manuel Valls a lui aussi exprimé «son immense tristesse face au drame de Roye» et transmis ses «pensées aux familles, aux victimes et au gendarme abattu en servant la France».

Florian Philippot a pour sa part déclaré que cette fusillade était un «signe de plus de la sauvagerie qui ne trouve que le laxisme face à elle». 

Quant à Marine Le Pen, la présidente du FN, cette fusillade est un «symptôme de l'ensauvagement insupportable de la société, qui ne trouve face à lui que laxisme, lâcheté et démission». Elle a précisé que les autorités avaient laissé «prospérer des trafics», accepté que des armes circulent, n'écoutaient pas «la colère des riverains», toléraient des bagarres entre bandes et des nuisances pourtant inadmissibles.

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