Calais : plusieurs centaines de migrants affrontent les forces de l'ordre

Calais : plusieurs centaines de migrants affrontent les forces de l'ordre© Denis CHARLET Source: AFP
Patrouille de la Brigade verte au camp de migrants de la Grande Synthe aux portes de Calais, le 25 mai 2021 (image d'illustration)
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Dans la nuit de 1er au 2 juin, de violents affrontements entre migrants et CRS ont fait 7 blessés dans les rangs des policiers. Les migrants tentaient d'entrer illégalement dans le port de Calais, selon la préfecture.

Une trentaine de migrants se sont attaqués aux forces de l'ordre avec bâtons, cailloux, barre de fer, aux abords de la rocade portuaire, dans la zone des Dunes et près du port dans lequel ils ont essayé de pénétrer. D'autres migrants ont rejoint la rixe au fil de la nuit, atteignant les quelques 300 personnes armées de barres de fer et de bâtons aux alentours de 6h30 du matin le 2 juin selon une source citée par La Voix du Nord.

Bilan : une trentaine de CRS auraient été contusionnés, sept blessés et hospitalisés. «On est écœuré, indigné. Le problème migratoire évolue avec les beaux jours et on fait face à des migrants violents, qui n’hésitent plus à venir armés pour blesser les collègues gravement», s'est insurgé Manuel Vanoeteghem, adjoint au délégué régional d’Alliance Police nationale CRS. La préfecture du Pas-de-Calais a quant à elle souligné l'ampleur inédite des affrontements : «C'est la première fois depuis la fin de la Jungle qu'on atteint un tel niveau de violence». Une seule personne aurait été appréhendée, toujours selon la préfecture.

Xavier Bertrand interpelle le ministre de l'Intérieur

C'est en ce sens que le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, et le maire de Calais, Natacha Bouchart, ont demandé le 3 juin au ministre de l'Intérieur le démantèlement d'un «nouveau campement de migrants» au sud-est de Calais, pour éviter la «reconstitution d'une jungle». Démantelé en 2016, le bidonville plus connu sous le nom de «Jungle de Calais» avait accueilli un temps jusqu'à 9 000 migrants.

«C'est une friche privée, squattée depuis cet hiver, qui ne cesse de grossir, avec aujourd'hui plus de 500 migrants et pour laquelle un permis d'aménager a été délivré. J'en ai demandé l'évacuation urgente, parce qu'il y a des personnes violentes, qui se font la guerre [...] et que les aménageurs veulent retrouver l'emprise» du lieu, a affirmé le maire de Calais à l'AFP.

L'association l'Auberge des migrants, par la voix de François Guennoc, dénonce quant à elle l'attitude de Xavier Bertrand en jugeant «scandaleux qu'[il] profite de ce type d'évènements pour faire sa publicité, [...] dans une surenchère sécuritaire, alors que la sécurité n'est pas une compétence régionale».

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