Ivry-sur-Seine : un millier de personnes réuni en hommage à Marjorie, tuée à 17 ans.

- Avec AFP

Ivry-sur-Seine : un millier de personnes réuni en hommage à Marjorie, tuée à 17 ans.© Christophe ARCHAMBAULT Source: AFP
La mère de Marjorie lors de la marche en hommage à sa fille, le 22 mai 2021.
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Marjorie, une adolescente de 17 ans, a été tuée à la cité Pierre et Marie Curie à Ivry-sur-Seine par un autre mineur plus jeune qu'elle. Ils étaient près d'un milliers de personnes dont certains responsables politiques pour lui rendre hommage.

Vêtus de jaune et d'un T-shirt à l'effigie de Marjorie, près d'un millier de personnes ont marché dans les rues d'Ivry-sur-Seine, le 22 mai, en hommage à la jeune fille de 17 ans mortellement poignardée la semaine dernière dans cette ville du Val-de-Marne.

A la tête du cortège, portant une banderole «Marjorie, tu resteras dans nos cœurs», la famille de l'adolescente et, dans la foule, de nombreux habitants des environs et des personnalités telles Patrick Karam, vice-président de la région Ile-de-France, ou Assa Traoré, sœur d'Adama Traoré ou la députée LFI Clémentine Autain. 

La foule en jaune – la couleur préférée de Marjorie – a défilé de la mairie à la cité Pierre et Marie Curie, lieu du meurtre, où la jeune fille a été poignardée au thorax par un jeune âgé de 14 ans, le 14 mai. 

Selon des témoignages recueillis par l'AFP, le suspect – interpellé et mis en examen pour meurtre – «avait créé un groupe Snapchat le matin même» visant la petite sœur de la victime. «Marjorie n'a pas apprécié qu'on parle mal de sa petite sœur. Elle est venue en bas de la tour», où vit le père du suspect, et l'aurait frappé.

L'adolescent serait alors remonté chez lui pour s'emparer d'un couteau, avec lequel il aurait poignardé Marjorie au niveau de la poitrine.

«Ma fille a été tuée. Pourquoi ? Je n'arrive toujours pas à comprendre», a déclaré Odile Gentil, sa mère, à l'issue de la marche.

Nous voulons la paix

«En quelques secondes, et pour rien, toute sa vie a basculé», s'est émue, la voix émue par la tristesse, Cynthia, une de ses sœurs. La jeune femme a ajouté avoir une pensée pour «les autres familles endeuillées», celle d'Alysha, collégienne de 14 ans victime de harcèlement retrouvée noyée dans le Val-d'Oise en mars ou celle de Mattéo, l'adolescent de 17 ans tué le 18 mai dans le Val-de-Marne.

«Il faut que ça change, que ça s'arrête, car demain, à qui le tour ?», s'est encore interrogée la mère de la victime, qui s'est adressée aux parents : «Aimez vos enfants, prenez soin de vos enfants, parlez avec eux, dansez avec eux, parce que le week-end d'avant, je dansais avec Marjorie à la maison.»

«Nous voulons la paix. Nous vous demandons de ne jamais céder à la vengeance», a encore exhorté Cynthia.

Plusieurs adolescents ont été tués récemment en Ile-de-France dans des affaires en lien avec les phénomènes de harcèlement en ligne ou d'affrontement entre bandes de jeunes rivales.

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