La Haute autorité de Santé recommande un vaccin ARN messager après une première dose d’AstraZeneca

- Avec AFP

La Haute autorité de Santé recommande un vaccin ARN messager après une première dose d’AstraZeneca© REUTERS/Eric Gaillard
Un soignant prépare une dose du vaccin de Pfizer-BioNTech contre le Covid-19 à Nice le 9 avril 2021 (image d'illustration).

La Haute autorité de Santé recommande que les personnes de moins de 55 ans ayant reçu une première dose du vaccin AstraZeneca reçoivent un vaccin à ARN messager en deuxième dose. L'OMS, à ce stade, n'a pas fait de recommandation à ce sujet.

Les autorités de santé françaises ont recommandé ce 9 avril que les moins de 55 ans ayant déjà reçu une dose du vaccin d'AstraZeneca reçoivent un vaccin différent, dit à ARN messager, pour la seconde dose. Cela concerne les 533 000 personnes qui avaient reçu leur première injection avant que le vaccin du laboratoire anglo-suédois ne soit suspendu, le 19 mars, pour ces tranches d'âge, en raison de rares cas de thromboses (caillots sanguins) constatés en Europe.

«Pour ces personnes, nous recommandons aujourd'hui d'administrer un vaccin à ARN messager», autrement dit ceux de Pfizer/BioNtech ou de Moderna, pour la deuxième dose avec un intervalle de 12 semaines entre les deux, selon la présidente de la HAS Dominique Le Guludec, qui s'est exprimée lors d'une visioconférence.

«Il n'y a aucune raison de craindre des effets secondaires particuliers. La seule chose qu'il faut s'assurer est qu'il y ait une bonne réponse immunitaire, ça devrait être le cas», a poursuivi Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS.

Pas de recommandation de l'OMS, faute de «données adéquates»

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), de son côté, a répété ce 9 avril qu'elle ne pouvait faire une telle recommandation «à ce stade», en l'absence de «données adéquates». Un manque d'études que la HAS reconnaît également.

Pour les autorités sanitaires françaises, il s'agit de résoudre un nouveau casse-tête lié au vaccin du laboratoire anglo-suédois, au parcours chaotique, entre inquiétudes sur les effets secondaires et baisse des livraisons aux pays de l'Union européenne.

D'abord réservé aux moins de 65 ans en France, faute de données sur son efficacité chez les plus âgés, il a ensuite été élargi aux seniors, avant de se voir réserver seulement aux plus de 55 ans, après que de rarissimes cas de thromboses, parfois mortelles, ont été observés chez des sujets plus jeunes en Europe.

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