En plein procès, un demandeur d'asile demande au juge qu'on lui «donne» une fille de 14 ans

En plein procès, un demandeur d'asile demande au juge qu'on lui «donne» une fille de 14 ans© Eric CABANIS Source: AFP
Le palais de justice de Foix, le 12 décembre 2016 (image d'illustration).

Un Pakistanais comparaissait à Foix (Ariège) pour être entré avec un couteau dans un centre de demandeurs d'asile afin de menacer une adolescente. Lors de son procès, il n'a cessé de demander qu'on lui «donne» la jeune fille.

La scène se passe au tribunal correctionnel de Foix, dans l'Ariège, le 2 mars 2021. Comme le rapporte La Dépêche du Midi, un demandeur d'asile pakistanais de 36 ans, présent en France depuis trois ans et débouté le même jour, était poursuivi après une intrusion, armé d'un couteau dans le centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) de Pamiers. Il souhaitait alors intimider une jeune fille russe de 14 ans qui suscitait sa convoitise depuis des mois. La famille de l'adolescente avait dû utiliser la force pour le maîtriser. Le comportement agressif de cet homme lui avait par ailleurs valu son expulsion du Cada en 2019. 

La France, ce n'est rien. Ce que je veux, c’est la fille.

Lors de l'audience, l'accusé a demandé à de nombreuses reprises au président du tribunal correctionnel, Hervé Barrié, qu'on lui «donne la fille». «Moi, ce que je veux, c’est la fille […] M. le président, alors, vous me la donnez, la fille ?», a insisté l’homme, toujours selon le quotidien régional. «Moi, Pakistanais. Elle, elle est Russe. La France, ce n’est rien […] Ce que je veux, c’est la fille. Donnez-moi la fille, c’est tout» a-t-il encore répété.

«Qu’est-ce que vous comptez faire si elle refuse de vous épouser ? Vous savez qu’en France, vous ne pouvez pas l’épouser contre sa volonté ?», lui a demandé le magistrat, tout en lui rappelant que la jeune fille, prénommée Rosina, n'avait aucune envie d'entamer une relation avec cet homme de 22 ans son aîné, qu'elle craint et qui la persécute.

L'avocate de Rosina et de sa mère, Me Maud Trespeuch, a précisé que, depuis décembre 2019, le prévenu «s’installe tous les jours dans sa voiture pour surveiller les allées et venues de [sa] jeune cliente». L'avocate du demandeur d'asile a quant à elle estimé qu'une expertise psychiatrique aurait été nécessaire. «En 2019, on l'a exclu du foyer. Aujourd'hui, on veut le mettre en prison. On ne fait que déplacer le problème», a-t-elle affirmé. 

«Je n'oublierai pas la fille», a répondu le prévenu après avoir appris sa condamnation à trois ans de prison ferme. «Vous allez avoir le temps d'y penser», a conclu le président Barrié.

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