Rhône : deux enseignants en grève de la faim à la suite d'agressions à répétition

Rhône : deux enseignants en grève de la faim à la suite d'agressions à répétition© FREDERICK FLORIN / AFP
Une classe de lycée de Strasbourg, le 17 juin 2019 (illustration)

Les professeurs du collège Lucie-Aubrac de Givors réclament le classement de l'établissement en zone REP+. Ils espèrent obtenir davantage de moyens humains. A cette fin, deux d'entre eux ont entamé une grève de la faim après une nouvelle agression.

Deux professeurs du collège Lucie-Aubrac de Givors (Rhône) ont entamé une grève de la faim le 25 janvier pour dénoncer les multiples agressions et intimidations dont ils sont victimes avec leurs collègues.

Ils avaient quelques jours plus tôt déposé plainte au commissariat de police de Givors, selon Le Progrès. Auprès de l'inspecteur d'académie, ils ont réclamé plus de moyens humains dans le cadre de leur travail, notamment des assistants d’éducation (AED) et des conseillers principaux d’éducation (CPE). Ils demandent aussi le classement de l'établissement en zone REP+ (Réseau d’éducation prioritaire +).

Le délégué des parents d'élèves du collège a expliqué au quotidien local : «Côté sécuritaire, nous souhaiterions plus de caméras et de surveillance policière près de l’établissement.»

«Ce n'est pas suffisant, on continue la mobilisation»

C'est une accumulation d'agressions qui a mené les deux enseignants à cette grève de la faim, jusqu'au point de bascule : comme le raconte Marianne, un élève de 13 ans a lancé une paire de ciseaux sur une professeur d'espagnol le 22 janvier (sans l'atteindre), après une remarque sur l'oubli d'un livret.

«Nous avons besoin de vous aujourd'hui, nous avons besoin de votre soutien. Nous demandons le REP + [...] Il nous faut du temps, il nous faut des moyens afin que les familles construisent avec nous, avec les élèves un projet pédagogique viable», a expliqué à France 3 Leïla, l'une des deux professeurs grévistes.

L'académie a réagi en annonçant la création d'un demi-poste supplémentaire de CPE (portant l'effectif à deux CPE dans l'établissement), ainsi que d'un poste d'assistant d'éducation jusqu'en juin. «Ce n'est pas suffisant, on continue la mobilisation»a répondu le 26 janvier Gaëlle Devin, porte-parole des enseignants du collège. Auprès de Marianne, les deux enseignants en grève de la faim assuraient encore le 1er février qu'ils iraient «jusqu'au bout de leur combat».

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