Véran tente d'éteindre la polémique sur le projet controversé de loi sur les urgences sanitaires

Véran tente d'éteindre la polémique sur le projet controversé de loi sur les urgences sanitaires© GEOFFROY VAN DER HASSELT Source: AFP
Olivier Véran sur le plateau du 20h de TF1 le 22 décembre (image d'illustration).
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Alors que la polémique enfle, notamment sur un article controversé du projet de loi pour un «régime pérenne de gestion des urgences sanitaires», Olivier Véran a déclaré que l'examen du texte n'aura pas lieu avant «plusieurs mois».

Le projet de loi controversé instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires en cas de future pandémie ne sera pas examiné par le Parlement «avant d'être sorti de la crise», a annoncé le 22 décembre au 20h de TF1 le ministre de la Santé, Olivier Véran.

La possibilité de voir conditionnés certains déplacements à la vaccination, évoquée dans ce projet de loi et présenté le 21 décembre en Conseil des ministres, a suscité des réactions enflammées de l'opposition, qui redoute une restriction des libertés.

Ce texte n'a pas du tout vocation à envisager la vaccination obligatoire contre le coronavirus

«Ce texte n'a pas du tout vocation à envisager la vaccination obligatoire contre le coronavirus», a assuré Olivier Véran, mais «parce qu'il faut de la confiance pour que les Français se fassent vacciner librement [...], le gouvernement ne proposera pas ce texte devant le Parlement avant plusieurs mois, avant d'être sorti de la crise». «Le débat est clos», a-t-il estimé.

Marine Le Pen pointée du doigt 

«La vaccination contre le coronavirus ne sera pas obligatoire ni pour prendre un transport en commun ni pour entrer dans un restaurant ni évidemment pour aller travailler», a-t-il par ailleurs déclaré. 

Et le ministre de la Santé d'ajouter : «il s'agit d'une mauvaise polémique qui est née d'un tweet de la responsable du Front national [Rassemblement national] ce matin, à propos d'un projet de loi [...] qui répond à une demande des parlementaires», souhaitant mettre des dispositions dans le «dur de la loi» pour les crises sanitaires à venir, plutôt que des textes ayant une durée de validité de deux mois, comme c'est le cas aujourd'hui.

«De façon sournoise, ce texte envisage non pas de rendre la vaccination obligatoire, mais d’empêcher toute vie sociale aux personnes qui ne le seraient pas», avait notamment écrit la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen dans un communiqué le matin même, alors même que le texte suscitait depuis la soirée précédente une vive polémique sur les réseaux sociaux. 

De nombreuses personnalités politiques opposées au gouvernement étaient montées au créneau contre le texte. 

Une tentative de manifestation organisée à la hâte contre la proposition de loi a par ailleurs vite été avortée par l'intervention des forces de l'ordre en face de l'Assemblée nationale dans la soirée du 22 décembre. 

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