L'hémorragie parlementaire continue chez LREM avec le départ d'un 45e député

L'hémorragie parlementaire continue chez LREM avec le départ d'un 45e député© Gonzalo Fuentes Source: Reuters
L'Assemblée nationale, le 16 décembre 2020 à Paris (image d'illustration).
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Le député du Cher, Loïc Kervran, quitte le parti et le groupe parlementaire présidentiels LREM. Il est désormais le 45e député à sortir du groupe de la majorité, deux jours après le départ de Fiona Lazaar.

L'hémorragie n'en finit pas au sein du groupe parlementaire de La République en marche (LREM). Le député du Cher, Loïc Kervran, claque la porte du groupe parlementaire et du parti de la majorité pour rejoindre le groupe Agir fondé par des proches d'Edouard Philippe.

Dans un entretien accordé au Berry Républicain le 18 décembre 2020, le jeune élu, ancien employé de la filiale française de la banque HSBC, assure toutefois rester «fidèle» au chef de l’Etat, mais adresse de nombreuses critiques au sujet du fonctionnement du parti macroniste.

Les raisons de la colère 

«J’ai rejoint un mouvement et là, je fais face à un parti. J’ai rejoint un mouvement qui prônait la participation citoyenne sur tout le territoire et là, j’ai l’impression de faire face à un appareil parisien. J’ai rejoint un mouvement qui dépassait les traditionnels clivages gauche-droite et là, j’ai l’impression que chacun revient dans sa famille politique, à gauche ou à droite», pointe le député berrichon qui semble dénoncer les jeux de tendances au sein de la majorité qui ont éclaté au moment de l'élection de Christophe Castaner à la présidence du groupe.

Il regrette également que le parti présidentiel se «referme sur lui-même» et se trouve «dans l’incapacité à parler à ceux ayant des engagements politiques différents».

Le député s'est récemment distingué pour ses positions à rebours de celles de son groupe parlementaire. Suite à une tribune signée par une trentaine de députés macronistes, dont Aurore Bergé, au sujet de l'affaire Avenir lycéen, le député s'était ému de la véhémence du texte à l'égard des journalistes et de l'opposition : «Rien ne sert de traiter ses opposants politiques ou les journalistes qui font leur travail d’enquête de "fascistes". Une classe politique qui se respecterait et respecterait les journalistes se grandirait. C’est aussi cela la République.»

Lors de la séquence politique ayant succédé à l'attentat contre Samuel Paty, Loïc Kervran avait critiqué sur Twitter la «perte collective de sang-froid» de la classe politique et du monde médiatique.

En ligne de mire de l'ex-député macroniste : les appels à la démission des responsables de l'Observatoire de la laïcité, ou encore les critiques portées à l'égard de Jean-Luc Mélenchon, accusé de «compromission» avec l'islamisme.

Pas de panique à bord ?

Si la majorité ne semble pas paniquer pour le moment, il s'agit néanmoins de la 45e défection enregistrée par la majorité depuis le début de la législature. Un départ qui fait suite à celui de la députée macroniste Fiona Lazaar, le 16 décembre.

L'élue du Val-d'Oise avait estimé dans les colonnes du Parisien que «les Français ont besoin d’apaisement, de rassemblement, de se retrouver autour d’un projet d’union nationale», avant de critiquer «la séquence sur la loi Sécurité globale». «Cela fait un moment que je me pose des questions. J'avais déjà tiré la sonnette d'alarme au printemps et failli partir», avait confié celle qui a rejoint les rangs d'Aurélien Taché et de son mouvement constitué d'anciens macronistes Nous demain, désormais baptisé Les Nouveaux démocrates.

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