Décapitation de Samuel Paty : indignée d'être pointée du doigt, la FCPE réagit

Décapitation de Samuel Paty : indignée d'être pointée du doigt, la FCPE réagit© Thomas Coex Source: AP
Affichage en mémoire de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 2 novembre 2020 (image d'illustration).
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La Fédération des conseils de parents d’élèves a été pointée du doigt dans un tweet très partagé d'une journaliste de L’Express, l'accusant d'avoir conseillé au parent d'élève au cœur de l'affaire de porter plainte contre Samuel Paty.

«Il s’agit d’une accusation très grave, fausse, honteuse et dangereuse». C'est par ces mots que Carla Dugault, co-présidente de la FCPE, a rejeté les allégations de la directrice déléguée de la rédaction de L'Express, affirmant sur Twitter que l’association avait conseillé au parent d'élève au cœur de l'affaire de Conflans-Sainte-Honorine de porter plainte contre l'enseignant Samuel Paty. Un raccourci qui a choqué l'association, qui menace de porter plainte.

La FCPE estimant alors qu’elle était "dépassée" dans l’exercice du rôle de modérateur qui est le sien a conseillé au père, s’il considérait qu’il y avait harcèlement, de déposer plainte

La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) est en effet au cœur d'une tourmente sur les réseaux sociaux après la publication d’un rapport de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR). Citée plusieurs fois dans ce texte, la FCPE s'est retrouvée ciblée, à la suite de cette phrase figurant dans le rapport : «De son côté, la FCPE du collège a un nouveau contact téléphonique avec le père de l’élève. Celui-ci refusant toujours d’admettre les véritables raisons pour lesquelles sa fille a été sanctionnée et invoquant de façon insistante un "harcèlement" exercé par le collège à l’encontre de sa fille, la FCPE estimant alors qu’elle était "dépassée" dans l’exercice du rôle de modérateur qui est le sien a conseillé au père, s’il considérait qu’il y avait harcèlement, de déposer plainte.»

De cette phrase, Anne Rosencher, directrice déléguée de la rédaction de L'Express, a fait un tweet accusateur disant : «Où l’on apprend que des collègues professeurs avaient pensé écrire à l’inspectrice pour se désolidariser ; que la FCPE a conseillé au parent d’élève de porter plainte contre Samuel Paty ; et que l’institution ouvre le parapluie géant.»

Un tweet très partagé qui a déclenché l'indignation de la FCPE. Corinne Grootaert, présidente de la FCPE des Yvelines, dont dépend Conflans-Sainte-Honorine, ville où a été tué Samuel Paty, l'a vigoureusement rejeté. «Ce tweet cherche à diviser. Nous sommes des parents d’élèves, bénévoles. Notre rôle est d’orienter les parents vers des personnes compétentes, des professionnels de la justice, quand cela est nécessaire. C’est ce qui a été fait. Mais à aucun moment nous n’avons conseillé de porter plainte contre Samuel Paty», a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse ce 9 décembre.

La FCPE est choquée par cette fausse accusation

L'article accompagnant le tweet d'Anne Rosencher et publié par L’Express le 7 décembre était une interviewde Bruno Modica, porte-parole de l’association Clionautes, qui regroupe des professeurs d’histoire-géographie. «Je m’interroge aussi sur le rôle joué par certaines fédérations de parents d’élèves dans l’affaire de Conflans-Sainte-Honorine, et notamment sur celui de la FCPE», déclare ce professeur. Citant ensuite la phrase incriminée, il questionne : la FCPE «était-elle là vraiment dans son rôle ?»

Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE, a tenu à exprimer sa réaction sur Facebook. «La FCPE est choquée par cette fausse accusation», écrit-il avant de rappeler que le rapport de l'IGESR stipule «que notre conseil local a alerté au plus vite les autorités (le collège, les renseignements) sur la menace que faisait courir la mobilisation de ce père». «Il a ensuite considéré que le dialogue avec le père de la jeune fille était impossible à avoir et qu’il n’était plus en capacité de jouer son rôle de médiateur. C’est alors qu’il a fini par lui rappeler que si selon lui sa fille était victime de harcèlement de la part du collège, il pouvait porter plainte. Cela est très différent du raccourci jeté en pâture sur les réseaux sociaux par cette journaliste», regrette-t-il.

Ce n’est pas l’article que nous incriminons. Mais le tweet. 

Lors de sa conférence ce 9 décembre, la FCPE a dit vouloir obtenir un droit de réponse ou un droit de suite de la part de L’Express, non pas pour l'interview publiée, mais pour le tweet de la directrice déléguée de la rédaction. «Ce n’est pas l’article que nous incriminons. Mais le tweet. Nous sommes en train d’évaluer l’éventualité d’un dépôt de plainte pour diffamation. Nous ne lâcherons rien», a prévenu Rodrigo Arenas.

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