Malgré son échec, François Hollande «regrette ne pas avoir fait un mandat de plus»

Malgré son échec, François Hollande «regrette ne pas avoir fait un mandat de plus»© Stéphane Mahé Source: Reuters
François Hollande se voit-il en successeur d'Emmanuel Macron ? (Image d'illustration)

A la faveur d'une rencontre avec des lycéens de Poitiers, l'ancien président de la République a tenté d'émettre un esprit critique sur son quinquennat et la crise actuelle. Il semble déterminé à revenir dans la course politique.

François Hollande croit-il en ses chances pour la présidentielle de 2022 ? La Nouvelle république a rapporté quelques phrases qu'il a tenues devant des lycéens, lors d'une rencontre au sein de l'établissement Victor-Hugo à Poitiers (Vienne), le 3 décembre. Interrogé sur le principal regret qu'il a pu avoir durant son quinquennat, François Hollande a-t-il énoncé des lois votées fortement contestées par la gauche, comme la loi travail El Khomri par le 49-3, le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) ou la loi Macron (loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques) ? Non. En fait, François Hollande «regrette ne pas avoir fait un mandat de plus».

Et quand une élève lui demande la décision qui a été la plus difficile à prendre, l'ancien président socialiste rétorque : «le Mali», pays menacé par les djihadistes. Il explique : «Les chefs d’Etat africains me sommaient de le faire. Chaque fois qu’un soldat meurt au Mali, je m’en sens responsable. Décider de la vie et de la mort, c’est la question la plus lourde quand on est président.»

Concernant la politique actuelle, François Hollande a semblé timoré, à la lecture des propos retranscris par le quotidien. Sans esquisser son idée sur la controversée loi sur la Sécurité globale, il aurait simplement déclaré : «C’est un texte impossible à rédiger.» Le 28 novembre 2020, sans se prononcer sur le contenu, il avait appelé Emmanuel Macron à retirer le texte pour éviter le risque «de créer de l’incompréhension et de la violence».

Devant les lycéens, il a légèrement égratigné l'actuel gouvernement et président, estimant que la crise sanitaire «n’a pas été assez anticipée». «La France est un pays trop centralisé, tout part de l’Etat, c’est trop vertical, on n’associe pas les maires aux décisions», ajoute-t-il. Néanmoins, en marge de cet échange il a confié au journaliste de La Nouvelle république à propos d'Emmanuel Macron : «Il faut toujours faire confiance aux personnes, après chacun se comporte comme il le doit ou comme il le peut. Ce qui compte, c’est la politique qui est menée pour les Français, c’est le seul jugement que je peux porter, le reste c’est de la politique au sens traditionnel. C’est vis-à-vis des Français qu’Emmanuel Macron doit être à la hauteur de ce qu’il a promis.» Il complète que «la première priorité» du nouveau déconfinement doit être «que l’économie puisse repartir et que [la France] puisse éviter des drames sociaux».

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