Nice : 18 mois ferme pour avoir menacé un professeur de le faire «mourir comme Samuel Paty»

- Avec AFP

Nice : 18 mois ferme pour avoir menacé un professeur de le faire «mourir comme Samuel Paty»© REUTERS/Eric Gaillard
Des bougies posées en hommage à Samuel Paty (image d'illustration).

Un homme de 19 ans a été condamné pour avoir envoyé des menaces de mort à un enseignant, lui promettant le même sort que Samuel Paty, décapité par un terroriste islamiste. Le jeune prévenu a plaidé une «blague».

Le parquet de Nice a condamné un jeune homme de 19 ans à 18 mois de prison ferme pour avoir menacé un professeur de le faire «mourir comme Samuel Paty», en référence à l'enseignant décapité en octobre en région parisienne par un terroriste islamiste.

Jugé en comparution immédiate le 27 novembre 2020, le prévenu s'est défendu, selon le récit d'audience publié par le quotidien Nice-Matin, en expliquant qu'il s'agissait d'une «blague» destinée uniquement à se faire valoir auprès d'une jeune lycéenne.

Le prévenu, titulaire d'un bac professionnel et aujourd'hui sorti du système scolaire, avait eu vent sur un réseau social d'un incident s'étant déroulé dans l'une des classes du professeur. Ce dernier, un enseignant d'une trentaine d'années, demandait des explications à certains de ses élèves soupçonnés d'avoir triché lors d'une épreuve de bac blanc.

Le jeune homme avait alors réussi à se procurer l'adresse du compte privé du professeur sur un autre réseau social, de manière à le menacer d'une mort similaire à celle de Samuel Paty, un enseignant tué par un islamiste après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves lors d'un cours sur la liberté d'expression.

«Mon client a vécu deux semaines très difficiles», explique Julien Darras, l'avocat de la partie civile. Cet enseignant a été obligé d'arrêter ses cours et d'enlever son nom de sa boîte aux lettres, le temps que les services de police identifient l'auteur des menaces.

Le prévenu, au casier vierge, encourait jusqu'à sept ans d'emprisonnement pour apologie publique d'actes de terrorisme par un moyen électronique et menaces de mort. Il a 10 jours pour faire appel de ce jugement assorti d'un mandat de dépôt immédiat.

Depuis l'attentat qui a frappé des fidèles de la basilique de Nice le 29 octobre, plus d'une vingtaine d'enquêtes pour apologie du terrorisme ont été diligentées par le parquet de Nice, selon Xavier Bonhomme, procureur de la République.

Un homme avait déjà été condamné à 18 mois de prison ferme après avoir menacé des gens à proximité de cet édifice religieux, selon le magistrat.

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