Des livreurs de repas ont-ils tenté d'empoisonner des militaires ?

Des livreurs de repas ont-ils tenté d'empoisonner des militaires ?© Benoit Tessier Source: Reuters
Un soldat français patrouille à Paris dans le cadre de l'opération Sentinelle, le 19 novembre 2020 (image d'illustration).

Un courrier interne d'une caserne du Sud-Ouest faisait état de verre et d'excréments retrouvés dans des plats livrés aux militaires. Le ministère de la Défense dément l'existence de preuves de tels agissements, mais appelle néanmoins à la vigilance.

Selon les informations de la rubrique de vérification CheckNews du journal Libération, une caserne de l'armée basée dans le Sud-Ouest de la France – et non pas le ministère de la Défense comme cela avait été annoncé par certains comptes Twitter qui ont relayé l'histoire – a recommandé aux militaires de ne plus recourir aux plateformes de livraison de nourriture après différents témoignages, faisant état de plats retrouvés avec «des excréments [et] des morceaux de verre». Une recommandation qui fait suite à la menace d'attentat d'un livreur de Deliveroo sur un militaire dans une caserne du Vieux-Lille au début du mois de novembre. Ce courrier s'est très rapidement retrouvé sur les réseaux sociaux. 

Interrogé par CheckNews, le ministère des Armées a expliqué que c'est cet événement qui a déclenché l'envoi d'un message aux autorités militaires locales et «à titre de précaution». Mais le ministère dément formellement et a précisé à Libération qu'«en aucun cas des faits de tentative d’empoisonnement n’ont été déclarés ou établis dans le cadre de cet incident».

En revanche, le courrier de la caserne du Sud-Ouest faisait état de tentatives d'empoisonnement avérées, citant en particulier des plateformes «de type Uber Eats, Deliveroo». On pouvait y lire : «Plusieurs incidents ont été recensés au niveau national lors de livraisons de repas via des plateformes numériques et de livraison en ligne […] Des menaces ont été proférées par des livreurs à l’encontre de militaires». 

Le document conseillait également aux soldats de «ne pas signaler [leur] statut de militaire, ne pas se faire livrer à l’entrée de l’enceinte militaire […] mais à l’écart, ne pas récupérer sa commande en tenue [et] ne pas récupérer sa commande seul».

CheckNews poursuit en citant le ministère : «Aucun cas d’empoisonnement ou de tentative similaire n’a été remonté vers les autorités militaires, aucune dénonciation judiciaire n’a été effectuée.»

Libération se veut rassurant et précise que «selon [ses] informations, il s’agirait ainsi plutôt d’un responsable qui aurait fait du zèle après cet avertissement. Mais aucun cas de morceaux de verre ou excréments retrouvés dans des repas n’aurait été remonté aux autorités». Et de citer à nouveau l'Hôtel de Brienne : «Il convient de reconnaître que sa rédaction ne reflète pas une réalité avérée.»

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