Vaccin contre le Covid-19 : la classe politique prend parti pour ou contre son obligation

Vaccin contre le Covid-19 : la classe politique prend parti pour ou contre son obligation© PHILIPPE DESMAZES Source: AFP
Les employés d'un laboratoire pharmaceutique à Lyon vérifient la ligne de production de seringues le 4 mai 2020 (image d'illustration)
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Rendre le vaccin anti-Covid-19 obligatoire ? La question divise la classe politique française. Certains y voient une nécessité alors que d'autres prônent la liberté de choix.

Alors que la promesse d’un vaccin contre le Covid-19 laisse miroiter une sortie de crise, des personnalités politiques françaises commencent à s’exprimer sur la nécessité de rendre, ou pas, obligatoire le vaccin. Malgré l’annonce des laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech qui ont affirmé que leur candidat vaccinal était efficace à 90%, un sondage Odoxa pour France Info et le Figaro publié le 12 novembre montre que 60% des Français s’opposent à ce qu'il soit rendu obligatoire.

Le 15 novembre 2020 sur le plateau de BFM TV Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, affirmait préférer laisser à chacun le choix de se faire vacciner ou non en «son for intérieur». «Je dirais à nos concitoyens qu’ils sont des citoyens libres», a-t-elle déclaré. Défendant le droit d’ «attendre de voir ce qu’il en est de ce vaccin. Moi en ce qui me concerne je me vaccinerai, mais je ne forcerai personne à se vacciner parce que je considère que nous sommes en liberté».

Le président du Sénat Gérard Larcher (Les Républicains) s’est dit «favorable si nécessaire à la vaccination obligatoire» le 15 novembre au micro du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI. Le président du Sénat estime qu’il s’agit avant tout de «responsabilité collective».

Le vaccin représente selon lui un «espoir important» :  «Quand on se vaccine, ce n'est pas que pour soi, c'est une forme de chaîne solidarité et de protection de l'ensemble de la société […] Il faut un pourcentage élevé de gens vaccinés pour protéger».

Interrogée par Le Parisien/Aujourd’hui en France, la députée LFI de Meurthe-et-Moselle et aide soignante Caroline Fiat craint que l’obligation vaccinale ne soit «une fausse bonne idée» qui risquerait de creuser le «scepticisme et le complotisme». Dans le même média, le président de LR Christian Jacob s’est déclaré favorable au vaccin «mais un peu plus réservé sur le fait de le rendre obligatoire». Les socialistes se sont dits «pour», mais «après validation par l’organisation mondiale de la santé».

Le député EELV Yannick Jadot a revendiqué être favorable à l’obligation de se faire vacciner. «Regardez le traumatisme que vivent nos sociétés. On ne peut pas se permettre aujourd’hui d’allonger la période de confinement, la période d’affaissement culturel, social et économique de notre pays. Donc, à partir du moment où le vaccin sera là, j’espère que tout le monde ira se faire vacciner.»

Les propos de Yannick Jadot ont vivement fait réagir le président de l’UPR François Asselineau : «Après avoir félicité chaleureusement Biden – candidat de Wall street, de l'Otan et de Big Pharma –, Jadot réclame que le vaccin potentiel contre la COVID19 soit OBLIGATOIRE !»

Une décision gouvernementale 

Lors de la conférence de presse du Premier ministre Jean Castex à l’Hôtel de Matignon le 27 août, le ministre de la Santé Olivier Véran avait été interpellé sur la question. «Est-ce que quand on aura un vaccin sûr et efficace, on le rendra obligatoire ? Et bien, je ne peux pas vous répondre», avait-il rétorqué. Olivier Véran avait souligné l’importance des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Mais aussi de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) «qui dit le vaccin est sûr, il est efficace», ainsi que celles du une Haut conseil de santé publique «qui nous donne les populations cibles à vacciner en priorité».

Ces trois instances ont un rôle consultatif. La Commission technique des vaccinations (CTV), rattachée à la Haute autorité de santé, «analyse les données contenues dans la littérature scientifique, recueille les avis des professionnels et des usagers, puis formule des recommandations à destination des pouvoirs publics. Ces réflexions ont une visée pratique : on a un vaccin, quel schéma vaccinal on recommande et pour quel public ?», explique la HAS à France Info.

Le code de la santé publique stipule que «la politique de vaccination est élaborée par le ministre chargé de la santé qui fixe les conditions d'immunisation, énonce les recommandations nécessaires et rend public le calendrier des vaccinations après avis de la Haute autorité de santé». Le gouvernement aura donc le dernier mot.

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