Nadine Morano en trisomique, une nouvelle polémique pour Charlie Hebdo

Charlie Hebdo, la Une qui ne passe pas (capture compte twitter)
Charlie Hebdo, la Une qui ne passe pas (capture compte twitter)

Un Charles de Gaulle perplexe qui porte une Nadine Morano emmaillotée et atteinte du syndrome de Down, voilà la Une qui a valu à l'hebdomadaire satirique une belle volée de bois vert.... et pas forcément de la part de ses détracteurs habituels.

Le dessin épinglé a visiblement chagriné les parents d'enfants atteints du syndrome de la trisomie 21. Le billet d'une mère dont l'enfant souffre de ce mal génétique a abondamment circulé sur les réseaux sociaux. Caroline Boudet fait ainsi part de sa profonde déception, dans une tribune  très partagée, devant cette couverture qu'elle juge «ratée» : «Charlie, tu crois faire du mal à Nadine Morano, en la qualifiant de "fille trisomique de De Gaulle". Tu sais quoi Charlie, c'est raté. Tu fais du mal à tous les proches de personnes trisomiques». La mère mortifiée ajoute : «La bêtise, ce n'est pas la trisomie».

La caricature signée Riss, directeur de la rédaction de Charlie hebdo, visait la polémique soulevée par les mots de Nadine Morano qui avait déclaré que la France était «un pays de race blanche». Pour se défendre, l'eurodéputée les Républicains en avait appelé à Charles de Gaulle qui aurait déclaré la même chose, selon les mots rapportés par son biographe Alain Peyrefitte.

Autre indélicatesse de l'hebdomadaire, Charles de Gaulle avait eu également une fille, Anne, porteuse d'une trisomie 21 et morte à l'âge de 20 ans.

Du côté des politiques, c'est Valérie Pécresse qui a ouvert la salve contre la caricature qu'elle juge «tout simplement honteuse». Interrogée sur l'exclusion de Nadine Morano des listes des régionales Les Républicains dans le Grand Est, Valérie Pécresse a, en outre, estimé qu'elle ne résumerait pas «le parcours de Nadine Morano à ces propos». 

En savoir plus : #JeNeSuisPasCharlie : caricature sur le garçon syrien noyé, les réseaux sociaux en colère

Cette polémique intervient alors que Charlie Hebdo traverse une période d'instabilité due à la démission de deux de ses piliers historiques : l'urgentiste Patrick Pelloux et le dessinateur Luz qui avait illustré la couverture du premier numéro de l'hebdomadaire après les attentats du 7 janvier dernier.

En savoir plus : Luz va quitter Charlie Hebdo la semaine prochaine

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