Dijon : rixe entre un conducteur de tram et des usagers sur le port du masque

- Avec AFP

Dijon : rixe entre un conducteur de tram et des usagers sur le port du masque© Loic VENANCE Source: AFP
Une voiture de police à Nantes (image d'illustration).

Une rixe, dont les circonstances restent à éclaircir, a opposé le soir du 30 juillet à Dijon deux usagers et un conducteur de tram qui leur demandait de porter un masque. Une enquête est en cours.

Selon une source judiciaire citée par l'AFP, la garde à vue de deux mineurs a été levée et l'enquête préliminaire prolongée afin d'établir plus précisément les responsabilités d'une rixe qui a opposé, le soir du jeudi 30 juillet à Dijon, deux usagers et un conducteur de tram qui leur demandait de porter un masque.

L'incident a eu lieu vers 18h30, en centre-ville. «Le conducteur est sorti de sa cabine. Il a rappelé les consignes du port de masque obligatoire aux voyageurs. Il y a eu des échanges verbaux, puis des échanges de coups. Il a été frappé au visage, le nez ensanglanté», a raconté à l'AFP Frédéric Pissot, délégué CGT du réseau de transports Divia, confirmant une information de France Bleu Bourgogne.

«Les faits sont plus compliqués que ce qui a pu être indiqué jusque-là», a précisé le procureur

A la suite de l'incident, deux mineurs de 16 ans ont été placés en garde à vue dans la matinée du 31 juillet mais la mesure a été levée en fin de journée, les auditions révélant que «les faits sont plus compliqués que ce qui a pu être indiqué jusque-là», a précisé le procureur de la République, Eric Mathais, dans un communiqué. «Il est nécessaire de poursuivre les investigations en enquête préliminaire, afin de déterminer le plus précisément possible les circonstances exactes et les responsabilités», ajoute-t-il. 

De sources proches de l'enquête citées par l'AFP, on n'exclut pas la possibilité que ce soit en fait le conducteur du tram qui soit à l'origine de l'agression, même si celle-ci a été par la suite réciproque. 

Selon le procureur, les auditions et «des images vidéo» «permettent de comprendre» que l'employé de Divia venait de quitter son service et empruntait, en tant que passager, le tramway, encore vêtu de son polo de travail, quand il a enjoint deux mineurs sans masques à en enfiler un, comme le veut la réglementation. «L'un obtempérait, l'autre indiquait ne pas avoir de masque», selon le communiqué du procureur. 

L'employé Divia lui demandait alors de quitter le tramway, ce qu'il a fait. «L'employé Divia affirme avoir alors entendu des insultes, voire des menaces, ce que conteste le jeune homme. L'employé sortait alors à son tour du tramway» et une altercation s'ensuivait, avec violences réciproques entre l'employé et le mineur, tandis que son ami intervenait dans la rixe, précise le communiqué.

Blessé, l'employé Divia a eu une ITT (incapacité totale de travail) de cinq jours et le jeune homme, sans antécédents judiciaires, quatre. 

«Une décision concernant l'orientation de ce dossier interviendra à l'issue des investigations complémentaires», conclut le communiqué du procureur.

Incident dans un bus lié au port du masque à Orléans

«On est relativement inquiet», avait déclaré Frédéric Pissot, soulignant que la CGT avait demandé le retour de tous les véhicules au dépôt le soir même de l'incident, ce que la direction n'a pas voulu accepter. Contactée par l'AFP, Divia avait indiqué qu'«une seule personne avait demandé son droit de retrait» et que l'activité du réseau s'était poursuivie normalement.

Le 30 juillet, un incident lié au port du masque s'était passé à Orléans, où un mineur a été placé en garde à vue après avoir frappé un conducteur de bus qui réclamait le port du masque. Ce dernier s'est vu prescrire 4 jours d'ITT (incapacité totale de travail) en raison, notamment, d'une blessure à l'œil.

Le 10 juillet à Bayonne, un chauffeur de bus, Philippe Monguillot, était décédé après avoir été violemment agressé par deux hommes alors qu'il voulait contrôler le ticket d'un passager et exigeait le port du masque pour trois autres. Ce décès avait suscité une profonde émotion et des condamnations unanimes.

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