Accusant la Chine d'un «génocide des Ouïghours», une centaine de personnes manifestent à Paris

Accusant la Chine d'un «génocide des Ouïghours», une centaine de personnes manifestent à Paris© Charles Baudry
Un manifestant brandit une pancarte en faveur des Ouïghours à Paris

A l'appel du Collectif du 10 novembre contre l’islamophobie, une centaine de personnes se sont réunies près de l'ambassade de Chine à Paris. Les manifestants dénoncent un «génocide» des Ouïghours, une accusation vigoureusement niée par la Chine.

«Solidarité avec les Ouïghours» ont scandé les manifestants à proximité de l'ambassade de Chine à Paris, le 25 juillet. Une centaine de personnes s'étaient réunies à l'appel du Collectif du 10 novembre contre l’islamophobie afin de dénoncer la politique chinoise menée contre la population musulmane de la région du Xinjiang (Chine), qu'elles qualifient de «génocide». 

Des pancartes «stop au génocide des Ouïghours», «Ouïghours lives matter», ou encore «free Ouïghours» étaient brandies par les manifestants, parmi lesquels se trouvait Madjid Messaoudene, ancien élu sur la liste PCF au conseil municipal de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et membre du Collectif contre l'islamophobie en France. 

Si la France avait sévèrement critiqué l'internement «inacceptable» de membres de la minorité ouïghoure, le rassemblement a fait long feu, comme l'ont déploré certains participants. «Je suis au rassemblement pour les Ouïghours, et même si on est déjà beaucoup, je vais le dire : j’ai la rage, on n'est pas assez», a regretté un utilisateur du réseau social Twitter. 

Certains manifestants portaient le drapeau de l'ancienne république islamique turque du Turkestan oriental (1933-1934), aujourd’hui arboré par les militants qui souhaitent l'indépendance de la région d'Asie centrale, parfois appelée le «Turkestan chinois».

Les Ouïghours constituent le principal groupe ethnique du Xinjiang, une immense région qui a notamment des frontières communes avec l'Afghanistan et le Pakistan. Régulièrement frappée par des attentats meurtriers, attribués par Pékin à des séparatistes ou des islamistes ouïghours, elle est sous haute surveillance policière.

Des organisations de défense des droits de l'homme accusent Pékin d'avoir fait interner jusqu'à un million de musulmans, principalement d'ethnie ouïghoure, dans des camps de la région au nom de la lutte antiterroriste. Pour sa part, la Chine dément ce chiffre et affirme que ces personnes sont transférées dans des centres de formation professionnelle destinés à les aider à trouver un emploi afin de les éloigner de la tentation de l'extrémisme.

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