Les salariés de Nokia manifestent à Paris contre la suppression de 1 233 emplois

- Avec AFP

Les salariés de Nokia manifestent à Paris contre la suppression de 1 233 emplois© Benoit Tessier Source: Reuters
Des employés de Nokia manifestent à Paris, le 8 juillet 2020, contre les suppressions d'emplois annoncées.

Un millier de salariés de la société finlandaise Nokia ont manifesté à Paris contre la suppression de 1 233 emplois en France d'ici 2021 dans le cadre d'un «plan de départs volontaires» avec des «solutions de reclassement».

«Dégoûtés», un millier de salariés de Nokia – 950 de source policière – dont une bonne partie de Lannion, dans les Côtes d'Armor, ont défilé ce 8 juillet à Paris au son des binious contre la suppression de 1 233 emplois en France, d'après une journaliste de l'AFP.

Charles Baudry, reporter pour RT France, a capté des images du cortège, qui s'est élancé de Montparnasse en direction de l’ambassade finlandaise.

Les banderoles CFDT, CGT et CFE-CGC voisinaient avec les pancartes, dont l'une assurait : «Embauché en mars, débauché en juin». L'équipementier télécoms finlandais prévoit de supprimer 402 postes à Lannion (Côtes-d'Armor) et 831 à Nozay (Essonne) en 2021 dans le cadre d'un plan de départs volontaires et avec «des solutions de reclassement», selon la direction.

«C'est une trahison, je suis dégoûté», déclare Nicolas Savard, 38 ans, embauché en CDI à Lannion juste avant le confinement. «Il n'y a aucune justification industrielle. Nokia délocalise des produits qui marchaient très bien», estime-t-il

«Il est clair que Nokia avait ce projet depuis son rachat d'Alcatel Lucent il y a 4 ans. Ils ont racheté les brevets, qu'ils ont très bien su faire fructifier, et ont gagné avec Alcatel Lucent une implantation précieuse aux États-Unis. Ils n'avaient pas besoin des salariés français d'Alcatel», a regretté Jean-François Schmitt de la CFE-CGC. 

Cette manifestation a été organisée après celles de Nozay (Essonne) le 30 juin et celle de Lannion, le 5 juillet, qui a réuni entre 3 500 et 5 000 personnes. Le secrétaire général de la CFDT  Laurent Berger devait rejoindre les manifestants à la mi-journée.

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