Marseille : à l'issue du second vote de la journée, Michèle Rubirola est élue maire

- Avec AFP

Marseille : à l'issue du second vote de la journée, Michèle Rubirola est élue maire© GERARD JULIEN Source: AFP
Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille (image d'illustration).

Après des tractations mouvementées, la candidate de l'union de la gauche à Marseille, Michèle Rubirola, a finalement obtenu la majorité absolue nécessaire pour devenir maire de la deuxième ville de France.

Avec 51 voix en sa faveur, la candidate du Printemps marseillais, Michèle Rubirola, devient maire de la cité phocéenne, ce 4 juillet, à l'issue du second vote de la journée par le nouveau conseil municipal. N'ayant pas obtenu la majorité nécessaire lors d'un premier vote dans la matinée, un second tour a été nécessaire pour désigner le successeur de Jean-Claude Gaudin (LR), qui quitte la mairie après 25 ans de mandat.

De fait, ce résultat a été rendu possible après le désistement de la sénatrice Samia Ghali, ex-PS, qui était dans un premier temps candidate, mais a finalement décidé d'apporter son soutien à l'Union de la gauche pour lequel elle avait initialement exigé l'obtention du poste de première adjointe. «J'ai décidé de ne pas présenter ma candidature et d'apporter mon soutien à Michèle Rubirola», a déclaré en début d'après-midi Samia Ghali, sans préciser si elle avait obtenu satisfaction. Avec ses neuf voix, elle permet donc au Printemps marseillais de remporter la majorité absolue et de ravir la mairie aux Républicains.

En face, Guy Teissier, 75 ans et candidat LR après le retrait de la tête de liste Martine Vassal, a récolté 41 voix. Le RN n'a pas souhaité participer au vote, comme le rapporte le site Marsactu.

Tensions au Conseil municipal

Le début de la journée avait été marqué par des tractations âpres autour de la sénatrice (ex-PS) Samia Ghali, ainsi que par le départ théâtral des élus RN dès les premières minutes de la séance.

«Nous ne présenterons pas de candidat, nous ne participerons pas au vote […] Nous laissons les magouilleurs, les marchands de tapis et ceux qui confisquent la démocratie. Nous vous laissons entre vous», avait en effet tonné le sénateur RN Stéphane Ravier après avoir pris la parole quelques instants avant le premier vote du conseil. «La ville de Marseille est prise en otage par une élue qui ne représente que 2,89% des Marseillais», avait-il encore clamé après être sorti de l'hémicycle, en référence à Samia Ghali qui exigeait le poste de première adjointe pour prix de son soutien au Printemps marseillais.

Menée par Michèle Rubirola, cette union de la gauche avait obtenu 38,3% des suffrages au second tour, devant les listes LR (30,8%) et RN (20,5%).

Loi PLM (Paris-Lyon-Marseille) oblige, l'élection municipale se fait par secteurs et nécessite une majorité absolue des suffrages, soit au moins 51 voix sur 101, lors du vote du Conseil municipal inaugural afin de conquérir l'hôtel de ville.

En amont de la séance de ce 4 juillet, l'élu communiste Jean-Marc Coppola, membre du Printemps marseillais, s'était déclaré «plutôt confiant», même s'il avait reconnu ne pas pouvoir prédire «le degré d'inconscience de certains» en une allusion à peine voilée à Samia Ghali et ses huit colistiers. «Ce sera à pile ou face», avait lâché pour sa part Sophie Camard, une autre élue du Printemps marseillais.

Du côté des Républicains, l'appui de Samia Ghali était également essentiel, car eux aussi étaient loin de la majorité absolue. Le retrait du Rassemblement national les avait privés par ailleurs d'éventuelles voix de ce côté – une opportunité que tous leurs leaders avaient de toute façon écartée.

Pour être représenté, LR, parti plombé par une campagne marquée par l'ouverture d'une enquête sur des soupçons de fraudes aux procurations, avait dû changer son fusil d'épaule. Battue dans les 6e et 8e arrondissements, réputés imperdables pour la droite, Martine Vassal, dauphine désignée de Jean-Claude Gaudin, avait alors cédé la place à Guy Teissier, 75 ans, un vieux routier issu de la droite dure.

Devant l'hôtel de ville, quelque 200 manifestants, en majorité des soutiens du Printemps marseillais, étaient rassemblés dans la matinée. Sur leurs pancartes, on pouvait lire : «Michèle maire sont des mots qui vont très bien ensemble», «ne nous laissons pas voler la victoire» ou encore «on veut des écoles rénovées, pas des fachos réchauffés».

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