Covid-19 : vers un nouveau fiasco ? Trois quarts des tests PCR seront bientôt périmés

Covid-19 : vers un nouveau fiasco ? Trois quarts des tests PCR seront bientôt périmés© PHILIPPE DESMAZES Source: AFP
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Les laboratoires ont dû s'équiper pour assurer les analyses par les tests PCR (image d'illustration prise dans un laboratoire lyonnais le 21 avril).

Des centaines de milliers de tests avaient été commandés par les laboratoires lors du pic épidémique de la crise sanitaire. Beaucoup seront périmés avant l'éventuelle arrivée d'une potentielle deuxième vague. Seront-ils jetés à la poubelle ?

Des centaines de milliers de tests PCR dorment dans les laboratoires et pourraient être inutilisables prochainement car bientôt périmés. Ces tests bien particuliers servent, à l'aide d'un écouvillon, à dépister à l'instant T le Covid-19 chez un individu.

Interviewé le 26 juin sur RT France, Lionel Barrand, président du syndicat des jeunes biologistes, s'alarme : «L'Etat nous a demandé de faire 700 000 tests par semaine dans le privé uniquement [...] pour les laboratoires, cela a été compliqué de s'organiser pour augmenter les capacités de tests et finalement on a beaucoup moins besoin de tests que ce que l'on croyait [...] On a fait des stocks pour 700 000 tests par semaine dans le privé et on en fait quatre fois moins.»

Si Lionel Barrand reconnait que tout cela montre «que le virus circule moins que ce que l'on pouvait craindre», il regrette la potentielle perte économique pour les laboratoires. En effet, ceux-ci ont également dû s'équiper en matériels et réactifs pour pouvoir utiliser les tests PCR. Certains stocks seront périmés dès septembre.

«Il serait insupportable et intolérable de devoir jeter des tests vu la difficulté qu'on a eu pour les obtenir», déplore Lionel Barrand qui assure malgré tout que, si une deuxième vague devait arriver durant automne, il y aurait assez de tests, étant donné que les commandes se font désormais au «fur et à mesure».

Mais pour éviter que des milliers de tests ne soient jetés à la poubelle, Lionel Barrand souhaiterait que ceux-ci, périssables rapidement, soient envoyés dans les pays qui en ont besoin, comme en Amérique latine où l'épidémie s'est accélérée. «Mais nous on n'est pas des exportateurs, on est des professionnels de santé donc il faut que ce soit l'Etat qui se mette en relation avec les autres pays», nuance Lionel Barrand. A l'Etat donc d'équilibrer l'offre et la demande.

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