Yvelines : des policiers agressés par «une cinquantaine de jeunes» lors d'une intervention

Yvelines : des policiers agressés par «une cinquantaine de jeunes» lors d'une intervention© Christophe SIMON Source: AFP
Deux policiers procèdent à des contrôles de confinement à Marseille, le 1er avril 2020 (image d'illustration).

LBD et grenades de désencerclement et lacrymogène ont été utilisés par la police à Chanteloup-les-Vignes lors d'une intervention pour faire cesser un rodéo moto, selon Le Parisien. Une fillette a été blessée dans des circonstances encore incertaines.

Selon les informations du Parisien, la police est intervenue le soir du 4 avril dans le quartier de La Noé à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, pour mettre fin à «des rodéos sur des motos de cross [...] en plein confinement». Un plaignant avait prévenu le commissariat de Conflans-Sainte-Honorine parce qu'il disait avoir reconnu sa moto volée dans ce secteur.

Selon les informations du Parisien, lors de l'arrivée de l'équipage de police sur la zone, un conducteur de moto cross a fait demi-tour et a été bientôt suivi par les fonctionnaires. Le conducteur du cycle aurait calé, les policiers l'auraient abordé et interpellé.

Tous ces individus circulaient librement sans attestation, au mépris total du confinement

Mais soudain, ils auraient été pris à partie par «une cinquantaine de jeunes qui leur [ont jeté] de nombreux projectiles», toujours selon cette même source. Deux policiers ont été légèrement blessés. Des renforts sont arrivés pour tenter de contenir les «émeutiers». Au total, 14 tirs de LBD ont été recensés par les policiers, ainsi qu'un tir de Cougar pour lancer une grenade lacrymogène et des grenades de désencerclement, toujours selon la même source.

Les policiers ont été contraints d'abandonner la moto mais ont pu procéder à l'interpellation du conducteur qui aurait depuis pu démontrer que la moto lui appartenait, selon Le Parisien.

Une fillette touchée à la tête : enquête ouverte et IGPN saisie

Une mère de famille a appelé les secours pour une intervention sur sa fillette de cinq ans qui aurait été touchée à la tête par un projectile. La mère aurait évoqué «un tir de FlashBall», selon le quotidien francilien. Il s'agit peut-être d'un abus de langage de la mère de l'enfant dans la mesure où cette arme n'est dotée que dans certaines polices municipales, et a progressivement disparu en police nationale au profit du fameux LBD 40.

Les projectiles pleuvaient de partout sur les collègues et cela pourrait aussi bien être une pierre jetée par les voyous

La mère de famille aurait expliqué aux pompiers sur place qu'elle se promenait lorsque la fillette aurait été atteinte. L'enfant a été prise en charge à Poissy, puis au CHU de Necker à Paris pour y subir une opération. Son état de santé serait encore incertain.

Il n'a pas été clairement établi sur la blessure était en lien avec l'intervention policière pour le moment ou si l'enfant a été atteinte par un projectile jeté par un des jeunes «émeutiers».

Une source policière bien informée du dossier, contactée par RT France, a déclaré à cet égard : «Il n'y a pour l'instant rien qui permette d'imputer les blessures de la petite à un tir de LBD. Les projectiles pleuvaient de partout sur les collègues et cela pourrait aussi bien être une pierre jetée par les voyous. Par ailleurs tous ces individus se trouvaient en extérieur et circulaient librement sans attestation au mépris total du confinement.»

La direction départementale de la sécurité publique des Yvelines a fait savoir qu'une enquête était ouverte et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie par le parquet de Versailles pour mener l'enquête de l'emploi de l'arme. La famille de l'enfant et les fonctionnaires qui sont intervenus sur place devraient être prochainement entendus.

Le parquet de Versailles a déploré auprès du Parisien : «A Chanteloup-les-Vignes et dans le quartier de La Noé, plus particulièrement, les gens ne respectent pas les règles de confinement à leurs risques et périls, et au détriment de ceux qui les entourent. Les forces de l'ordre continuent de faire leur métier. Confinement ou non, rien ne change alors que nous attendons de la population qu'elle adopte un comportement citoyen. C'est très dommageable et très décevant.»

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