Beyoncé, Nakamura, Diallo, Assa Traoré : l'Unef renomme des amphis à Nanterre, Twitter s'en amuse

Beyoncé, Nakamura, Diallo, Assa Traoré : l'Unef renomme des amphis à Nanterre, Twitter s'en amuse© @unefnanterre
Capture d'écran du compte Twitter de l'Unef Nanterre

Aya Nakamura, Beyoncé, Rokhaya Diallo, Assa Traoré : les étudiants de l'Unef ont clamé avoir renommé des amphithéâtres de Nanterre avec des noms de femmes «influentes». Sur la toile, cela a suscité de nombreuses indignations et moqueries.

Des étudiants de l'Union nationale des étudiants de France (Unef) ont annoncé avoir rebaptisé symboliquement le 5 mars certains des amphithéâtres de l'université de Nanterre en l'honneur de la journée internationale des droits de la femme qui a lieu le 8 mars. 

Les membres de l'association les ont ainsi renommés avec le nom de personnalités qu'ils estiment «influentes», telles que la chanteuse française Aya Nakamura, l'essayiste indigéniste Rokhaya Diallo, la militante Assa Traoré ou encore la star internationale Beyoncé.

Rapidement, des commentaires mélangeant indignation et ironie ont afflué sur Twitter. «C'est marrant, on me parle de femmes influentes, je pense surtout à George Sand, Rosa Parks, Marie Curie, Ada Lovelace, Jeanne d'Arc, Anne d'Autriche, Marguerite Duras, Anémone, ou Mère Thérésa. Mais pourquoi pas...», a ironisé un internaute. 

Certains utilisateurs de twitter ont pris la publication très au sérieux.

Des memes ont également été utilisés.

D'autres ont été plus que surpris par ce choix de l'Unef.

L'association étudiante de droite, l'Union nationale inter-universitaire (UNI) a également réagi et expliqué que l'Unef était «toujours au rendez-vous pour renvoyer une image ridicule de nos universités». 

En réponse, l'Unef s'est justifié dans un tweet : «On les a mis car elles sont aujourd’hui des exemples de réussite pour énormément de femmes aujourd’hui et donnent envie à beaucoup de jeunes d’avancer dans leurs projets comme elles ont pu le faire auparavant.» (sic)

Après les nombreuses critiques de la part des internautes, l'Unef a pris la décision de «publier quelques noms de femmes», autres que celles déjà mentionnées dans leur précédent tweet.

L'association étudiante a ensuite justifié son choix : «Une femme n'a pas besoin d'être morte pour être reconnue. Une artiste peut être un modèle de réussite et de militantisme pour le droit des femmes […].» Ce n'est pas la première fois que l'Unef est la cible d'indignations après des publications sur Twitter. Lors de l'incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019, la vice-présidente de l'Unef-Lille, Hasfa Askar, avait déclaré sur son compte Twitter : «Je m'en fiche de Notre-Dame car je m'en fiche de l'histoire de France.»

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