Police municipale armée, vidéosurveillance : les candidats parisiens s'opposent

- Avec AFP

Police municipale armée, vidéosurveillance : les candidats parisiens s'opposent© BERTRAND GUAY Source: AFP
Des policiers municipaux parisiens sécurisent l'événement Paris Plages quelques jours après l'attentat niçois du 14 juillet 2016 (image d'illustration).

Sur le plateau de la chaîne de télévision LCI, les principaux candidats aux élections municipales à Paris ont développé leurs visions respectives de la sécurité à Paris et discuté de l'opportunité d'armer la police municipale.

Armée ou non, avec ou sans vidéosurveillance : sept candidats à la mairie de Paris ont débattu de leurs conceptions divergentes de la police municipale le 4 mars, alors que la sécurité semble être l'un des sujets majeurs de la campagne.

Le maire socialiste sortant Anne Hidalgo, qui propose de porter «à 5 000» le nombre d'agents, a défendu, lors du premier débat pour les municipales, une police municipale qui ne doit «pas être armée» car «la police municipale ne va pas remplacer la police nationale». Elle a au passage taclé sa rivale marcheuse, Agnès Buzyn, ancien ministre des Solidarités et de la Santé, estimant que «son gouvernement a une responsabilité majeure» dans la hausse de l'insécurité à Paris.

«Je ne me résous pas à quatre ans des JO à ne pas avoir de police municipale armée», a lancé la candidate Les Républicains, Rachida Dati, qui a plaidé pour «une antenne municipale dans chaque arrondissement, avec une ligne directe pour tous les habitants, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7». De plus, il faut «un centre de supervision qui coordonnera les caméras dans chaque arrondissement», a-t-elle ajouté.

Agnès Buzyn (LREM) a elle estimé qu'«il faut prendre en considération la violence de la société». La candidate a dit ne pas imaginer un policier «se promener dans les rues avec le bandeau police et ne pas être armé» car «il serait la cible immédiatement d'agressions».

Villani fait-il du «en même temps» ?

Plaidant «le juste milieu», le candidat marcheur dissident Cédric Villani a plaidé pour une police remplissant «différents rôles» : «Il n'y a pas besoin d'être armé» pour assurer la sécurité du quotidien mais «une partie» de la police consacrée aux missions d'intervention «aura vocation à être armée». «Police municipale et vidéosurveillance quand c'est bien combiné ça marche pour faire baisser la délinquance», a-t-il affirmé, mettant en garde contre l'idée de se reposer «sur la technologie sans avoir les humains» ou de l'imposer au voisinage sans son avis.

Le candidat écologiste David Belliard, a lui estimé que «la question aujourd'hui c'est de remettre des humains, des agents dans les rues» avant d'ajouter : «on n'a pas besoin d'avoir un vote à l'Assemblée nationale» et de proposer de «recruter 400 agents supplémentaires».

La candidate insoumise Danielle Simonnet a pour sa part condamné «une course aux enchères à la caméra vidéosurveillance», un système au «coût complètement exorbitant» mais dont «la contribution à la résolution d'enquête est assez faible.»

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