Une élue ex-LREM ne veut pas que Paris et Marseille soient dirigées par «des maghrébines musulmanes»

Une élue ex-LREM ne veut pas que Paris et Marseille soient dirigées par «des maghrébines musulmanes»
Capture d'écran du compte Twitter d'Agnès Cerighelli

Agnès Cerighelli, candidate à la mairie de Saint-Germain-en-Laye qui s'affiche encore comme adhérente LREM malgré son expulsion du parti, a provoqué une nouvelle polémique en s'exprimant sur les candidates aux municipales à Paris et à Marseille.

«Vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des maghrébines de confession musulmane, c'est trahir la France, son identité et son histoire», a écrit dans un de ses messages sur Twitter Agnès Cerighelli, une élue exclue de LREM en mars 2019 pour des propos homophobes. 

Agnès Cerighelli s'en prend cette fois à la candidate LR à la mairie de Paris Rachida Dati et la candidate du PS à Marseille, Samia Ghali. Face à ces propos, la réaction du gouvernement ne s'est pas fait attendre. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé le 17 février saisir la justice pour provocation à la haine. 

«S’habituer à ce genre de dérapage, rester impassible face à des propos aussi répugnants, c’est faire gagner la haine et reculer la République. Je signale ces publications au procureur de la République pour provocation à la haine, en vertu de l’article 40 de procédure pénale», a tweeté le ministre.

Visiblement coutumière des phrases choc, l'ex-élue de la majorité n'en est pas à sa première polémique. Agnès Cerighelli a été condamnée par le tribunal correctionnel de Versailles à 4000 euros d'amende dont 2000 avec sursis et à indemniser cinq associations de lutte contre l'homophobie pour deux tweets jugés injurieux à l'égard des homosexuels. a en revanche été relaxée des chefs de «provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'orientation sexuelle» pour un message du 25 mars 2019 dans lequel elle qualifiait le «lobby LGBT» de «secte» faisant usage «du mensonge et de la propagande» pour faire avancer sa cause.

L'élue a été condamnée pour injure homophobe pour deux messages du 28 et 29 mars 2019. Dans le premier, elle parle des activistes LGBT comme d'un «lobby infâme et pervers». Dans le second, elle compare le «rainbow flag», symbole des militants LGBT, au port de l'étoile jaune imposé aux juifs en 1941.

«Agnès Cerighelli a construit sa carrière politique en diffusant des propos de haine contre les homosexuels et les musulmans sur les réseaux sociaux», a réagi Etienne Deshoulières, avocat de l'association Mousse.

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