Le parquet de Paris classe sans suite la plainte d’une Gilet jaune matraquée par un CRS

Le parquet de Paris classe sans suite la plainte d’une Gilet jaune matraquée par un CRS© Capture d'écran Twitter @davduf
Capture d'écran d'une Gilet jaune à terre après avoir reçu un coup de matraque le 20 avril 2019 à Paris (image d'illustration).

La plainte d’une mère de famille amiénoise, victime d’un coup de matraque à la nuque lors de l’acte 23 des Gilets jaunes, a été classée sans suite par le parquet de Paris. La justice a estimé que la charge du CRS était justifiée.

Mélanie Ngoye-Gaham – une Gilet jaune amiénoise qui avait reçu au niveau de la nuque un coup de matraque asséné par un membre des forces de l’ordre lors de l'acte 23 à Paris – a vu sa plainte pour violence contre x classée sans suite. Dans un courrier, dont quelques éléments ont été publiés sur le site de France 3 Hauts-de-France, le parquet de paris a estimé que«le choix du policier de repousser [Mélanie Ngoye-Gaham] lors de sa charge était justifié, même si la blessure [qu'elle a] subie n'était pas recherchée».

Par ailleurs, la justice a en outre rappelé le contexte de violences dans lequel s’était effectuée la charge policière. Se référant aux images d’une caméra de surveillance ainsi qu'à des vidéos relayées sur les réseaux sociaux, le parquet a noté que les policiers étaient, à ce moment précis, visés par «de nombreux projectiles […] dont un engin incendiaire».

Il a été contraint de charger en raison des projectiles que sa section recevait

Selon le site d’information régionale, l’auteur du coup a expliqué au cours d’un interrogatoire de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avoir «été contraint de charger en raison des projectiles que sa section recevait». Il a en outre jugé que la vitesse de marche de la Gilet jaune «allait [la] laisser derrière le nouveau barrage qu'il essayait d'établir, ce qui était dangereux».

La scène en question, filmée, avait été rapidement diffusée sur les réseaux sociaux, permettant au journaliste David Dufresne de procéder, via Twitter, à un énième signalement adressé au ministère de l'Intérieur, alors resté sans réponse.

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