Gilets jaunes : prison ferme pour 21 des 31 prévenus jugés pour le saccage d'un péage à Narbonne

- Avec AFP

Gilets jaunes : prison ferme pour 21 des 31 prévenus jugés pour le saccage d'un péage à Narbonne© RAYMOND ROIG Source: AFP
L'épave de véhicules incendiés à l'entrée d'un péage de l'autoroute A9 à Narbonne, le 3 décembre 2018 (image d'illustration).

Plus d'un an après l'acte 3 des Gilets jaunes, où un péage et les locaux d’un peloton de gendarmerie avaient été saccagés à Narbonne, 21 des 31 prévenus ont écopé de peines de prison ferme. Un «procès politique», selon leurs avocats.

Le tribunal correctionnel de Narbonne a condamné ce 7 janvier à des peines de prison ferme 21 des 31 prévenus jugés pour le saccage d'un péage et des locaux d'un peloton de gendarmerie en marge d'une manifestation de Gilets jaunes en décembre 2018.

Le tribunal a assorti ces peines de deux mandats de dépôt, deux maintiens en détention et d'un mandat d'arrêt. Kevin, 29 ans, a écopé de la peine la plus lourde, soit cinq ans de prison. Désigné par un autre des prévenus comme conducteur de l'engin ayant servi à projeter un véhicule en feu sur la barrière de péage, il a nié les faits reprochés. Le tribunal a également prononcé une relaxe.

Les avocats de la défense ont dénoncé un acharnement du parquet et un «procès politique», craignant que les 31 prévenus, dont trois femmes, ne paient pour les quelque 200 personnes présentes la nuit des faits.

Le 17 décembre, le parquet avait demandé de la prison ferme pour 27 des 31 manifestants, dénonçant dans son réquisitoire «des scènes de chaos, de guérilla, d'apocalypse» commises par «une foule bête et brutale». La procureure Marie-Agnès Joly, qui s'était défendue de vouloir faire «des réquisitions pour l'exemple», avait également requis onze mandats de dépôt et le maintien en détention de deux des prévenus. 

La nuit du 1er au 2 décembre 2018, lors de l'acte 3 des Gilets jaunes, dans cette ville de l'Aude alors fortement mobilisée, environ 200 personnes, dont bon nombre étaient ivres ou sous l'emprise de stupéfiants, s'étaient retrouvées au niveau de la barrière de péage de Narbonne Sud, qui avait été incendiée. Les locaux du peloton autoroutier de la gendarmerie et ceux de la société Vinci avaient été incendiés et pillés.

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