Jean-Luc Mélenchon comprend la fuite de Carlos Ghosn et critique la justice japonaise

Jean-Luc Mélenchon comprend la fuite de Carlos Ghosn et critique la justice japonaise© Kazuhiro Nogi/AFP Source: AFP
Carlos Ghosn et son épouse Carole à Tokyo, le 3 avril 2019

Estimant que les droits de l'Homme ne sont «pas une affaire de classe», l'insoumis a jugé «inacceptable» le traitement réservé par la justice japonaise au millionnaire, inculpé pour malversations financières présumées et dit comprendre sa fuite.

Interrogé sur Europe 1, Jean-Luc Mélenchon a déclaré ce 7 janvier qu'il considérait comme «inacceptable» la «maltraitance à laquelle s'est livrée la justice japonaise» à l'encontre de l'ancien PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn.

Inculpé au Japon depuis novembre 2018 pour des soupçons d'abus de biens sociaux, Carlos Ghosn a clandestinement fui le pays le 29 décembre 2019, dans des circonstances encore troubles, pour se réfugier au Liban.

Pour Jean-Luc Mélenchon, les droits de la défense ne sont «pas une affaire de classe»

«Je vous le dis clair et net : les droits de l'Homme et les droits de la défense ne s'appliquent pas en fonction de critères de classe», estime le chef de La France Insoumise (LFI), pour qui «monsieur Carlos Ghosn y a droit comme tous les autres».

«C'est la base de l'humanisme : l'être humain a des droits qui sont des droits non négociables, et ça s'applique à tout le monde», ajoute Jean-Luc Mélenchon. L'homme politique considère que «la maltraitance à laquelle s'est livrée la justice japonaise est inacceptable» et ajoute : «Je le dis pour lui comme je le dirais pour d'autres. Ce n'est pas une affaire de classe, les droits de l'Homme.»

«Vous connaissez un être humain qui n'essaie pas de s'échapper quand on le maltraite ? Ça n'existe pas. Alors pourquoi il serait le seul être humain à notre connaissance à qui ça serait indifférent d'être maltraité ?», poursuit-il. Carlos Ghosn est actuellement sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis par Interpol, ainsi que d'un autre mandat émis par le Japon.

Le parquet de Tokyo a en outre annoncé le 7 janvier avoir obtenu un mandat d'arrêt contre Carole Ghosn, actuellement au Liban, et soupçonnée de faux témoignage dans l'enquête japonaise visant son mari.

Lire aussi : Ce que l'on sait (et ne sait pas) de la fuite de Carlos Ghosn au Liban

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