Tirs de mortiers, caméras sciées, quartier bouclé : Grasse secouée par des violences nocturnes

Tirs de mortiers, caméras sciées, quartier bouclé : Grasse secouée par des violences nocturnes© JOEL SAGET Source: AFP
Portière d'un véhicule de police (image d'illustration).
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Plusieurs dizaines d'individus s'en sont pris aux forces de l'ordre dans la nuit du 23 décembre à Grasse, après avoir scié des caméras de surveillance, sur fond de trafic de drogue. La police ne serait parvenue à réaliser aucune interpellation.

Comme le rapportent plusieurs médias dont la chaîne d'informations en continu BFMTV, l'antenne Alpes-Maritimes de France Bleu, ou encore le quotidien régional Nice Matin, la ville de Grasse (Alpes-Maritimes) a été le théâtre d'intenses violences dans la soirée du 23 décembre. Des individus s'en sont pris aux forces de l'ordre après avoir scié des caméras de surveillance.

Les heurts ont débuté vers 21h dans le quartier des Fleurs de Grasse, anciennement «quartier de la Blaquière», où des policiers ont été pris à partie par une cinquantaine de jeunes «sur fond de trafic de drogues», explique France Bleu, qui précise que «la trentaine de policiers a essuyé notamment des tirs de mortiers». Les premiers éléments de l'enquête, selon une source du syndicat Unité SGP-Police citée par la radio publique, laissent penser que l'origine des événements est la suivante : «Les caméras gênaient tout simplement la livraison d'un important stock de stupéfiants prévue avant Noël».

«Une cinquantaine d'individus [a mis] le quartier à sac, plusieurs feux sont allumés, du mobilier urbain est détruit [...] la brigade anti-criminalité et les renforts départementaux sont pris à partie», a relaté BFMTV dans la soirée, vidéo à l'appui.

Confirmant ces informations, Nice Matin a publié plusieurs images des incidents, faisant état de jets de projectiles dont des pétards (dont les fameux mortiers) contre les membres des forces de l'ordre.

«Le quartier a dû être bouclé par la police durant les affrontements. Le calme est revenu peu avant minuit. Aucune interpellation n'a été opérée», précise le quotidien régional. De même, France Bleu rapporte que les forces de l'ordre «n'ont pu procéder à aucune interpellation».

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