Mis en cause par des VTC, Heetch va tenter de faire valoir ses «différences» pour continuer !

© Charles Platiau Source: Reuters

Assignée en référé lundi par un chauffeur de VTC pour concurrence déloyale, l'application mobile née sur les cendre d'UberPop insiste sur ses différences et revendique l'émergence de l'économie collaborative pour poursuivre ses activités.

Qu'on se le dise, Heetch n'a rien à voir avec la défunte UberPop ! Enfin c'est que le patron de la start-up parisienne va tenter d'expliquer aux juges. L'entreprise vient en effet d'être assignée en référé par un chauffeur de VTC -voiture de tourisme avec chauffeur- qui dénonce une concurrence déloyale. Ludovic Moulonguet, dont la compagnie n'a pas été précisée, demande la cessation immédiate de l'application Heetch et une astreinte de 50 000 euros par jour de retard.

Le 25 juin dernier, le gouvernement décidait en effet d'interdire les applications mobiles UberPop, Djump et Heetch afin de calmer les taxis et les VTC, prodigieusement agacés par ces sites qui permettaient à des particuliers de s'improviser chauffeurs en véhiculant des clients dans leurs propres voitures. Mais si deux des trois applications ont effectivement jeté l'éponge après l'arrêt préfectoral, Heetch a quant à elle décidé de jouer la montre judiciaire, en déposant un recours début juillet. 

L'argument principal de l'application est donc «sa différence» avec UberPop. «La moitié des déplacements faits avec Heetch n'auraient pas pu être faits avec un autre mode de transport» assurent, étude à l'appui, les créateurs de l'application lancée en septembre 2013. Ces derniers décrivent d'ailleurs Heetch comme «une plateforme nocturne dédiée aux jeunes pour aller et rentrer de soirée en toute sécurité».

Une subtilité que les juges devront donc trancher même si pour Teddy Pellerin, le patron de la start-up, «il est impensable d'empêcher le développement de l’économie collaborative». Heetch compte 3000 chauffeurs occasionnels et 250 000 inscrits, et revendique 39 000 trajets hebdomadaires en région parisienne et un millier à Lyon. 

Pour aller plus loin: Le service UberPop suspendu en France

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