Fuck le 17 : le clip d'un groupe de rap de Seine-Saint-Denis dans le collimateur des autorités

- Avec AFP

Fuck le 17 : le clip d'un groupe de rap de Seine-Saint-Denis dans le collimateur des autorités© FRED DUFOUR / AFP Source: AFP
Policiers en 2013 lors d’une visite de Manuel Valls au quartier Beaudottes de Sevran (Seine-Saint-Denis), dont le groupe 13 Block est originaire. (image d'illustration)

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez, a annoncé sur Twitter que la justice allait être saisie après la diffusion un clip de rap anti-police du groupe 13 Block, originaire de Sevran en Seine-Saint-Denis.

«Nique la police !» : les paroles et les scènes d'un clip diffusé le 1er novembre par le groupe de rap 13 block ne passent pas auprès des autorités françaises. Publié sur la plateforme YouTube, l'adaptation en clip du titre Fuck le 17, issu du premier album de 13 Block sorti au printemps dans une relative indifférence du grand public, a suscité l'indignation du Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.

«Insulter et outrager les policiers est inadmissible. C'est une atteinte grave aux valeurs républicaines. Evidemment la Justice en sera saisie», a ainsi réagi le membre de l’exécutif sur Twitter. 

Un peu plus tôt, le Directeur général de la police nationale, Eric Morvan, avait été le premier haut cadre de l'institution à dénoncer sur Twitter ce clip dans lequel les membres du groupe multiplient notamment les doigts d'honneur face à des acteurs déguisés en policiers tout en répétant «Fuck le 17». 

«La provocation à la haine anti-flics, la glorification du communautarisme, la promotion des trafics mortifères et d'un machisme pitoyable, tout dans le clip de 13 Block est écœurant. Il n’existe pas de délit de bêtise, mais pour le reste, je ferai le nécessaire», a-t-il jugé sur Twitter, laissant présager des poursuites à l'encontre du groupe. 

Outre les paroles, on peut voir du trafic de drogue ou une femme légèrement vêtue dans les séquences de la vidéo polémique. Dans le clip, les paroles ont été édulcorées, selon l'AFP, par rapport à la version qui figure sur l'album. Les rappeurs ont notamment coupé des passages comme «mort aux porcs», ainsi que «je rêve de plusieurs corps de policiers». 

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