Aide aux personnes âgées : le gouvernement fait volte-face et renonce à son coup de rabot

Aide aux personnes âgées : le gouvernement fait volte-face et renonce à son coup de rabot© JACQUES DEMARTHON Source: AFP
Edouard Philippe a donné raison aux opposants au coup de rabot contre l'exonération fiscale, le 24 septembre à l'Assemblée nationale.

La majorité présidentielle souhaitait supprimer l'exonération fiscale accordée aux personnes âgées non dépendantes, lorsqu'elles emploient une aide à domicile. Face au tollé et un gain économique incertain, Edouard Philippe a finalement renoncé.

La mesurette n'aura duré que 24 heures. Le gouvernement avait envisagé, le 23 septembre, de supprimer un avantage accordé spécifiquement aux personnes âgées de plus de 70 ans non dépendantes qui emploient une aide à domicile. L'exécutif espérait une économie de 310 millions d'euros l'an prochain, et 360 millions les années suivantes. Sauf que l'activité économique liée à cette aide pouvait, en parallèle, être menacée.

Ce projet avait malgré tout été confirmé dans la journée par la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. «Ce n'est pas un nouveau coup porté aux retraités», avait-elle assuré, estimant que «l'abattement» servait aussi, pour certains, à se payer des «travaux de jardineries» en employant un «jardinier». Outre l'opposition à gauche et à droite, plusieurs députés et élus de La République en marche (LREM) et de ses alliés du Modem avaient – chose rare – également mis en doute l'efficacité d'une telle mesure. Par exemple, le député de Gironde de LREM Benoît Simian s'était dit dans Le Parisien «très en colère» sur une mesure qui «n'avait jamais été évoquée» en commission des finances à l'Assemblée. «Cette nouvelle annonce est moralement contestable et politiquement inflammable, surtout à quelques mois des municipales», avait-il mis en garde. 

Interrogé sur cette fin de l'exonération fiscale à l'Assemblée nationale le 24 septembre, le Premier ministre Edouard Philippe a décidé de renoncer. «Ces inquiétudes je les ai entendues», a affirmé le chef du gouvernement.

Il a expliqué que ces inquiétudes avaient été relayées «notamment, par les présidents [de groupe à l'Assemblée nationale] Patrick Mignola [Modem] et Gilles Le Gendre [LREM]». Le Premier ministre a déclaré qu'il avait «convenu» avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud que «cette décision aurait mérité une concertation beaucoup plus approfondie». «C'est pour cette raison que j'ai demandé à la ministre du Travail de renoncer à cette mesure», a-t-il poursuivi. «Je veux donc rassurer les professionnels et les employeurs, ces mesures n'entreront pas en vigueur», a-t-il conclu, en plaçant néanmoins un «mais» : «Mais nous devrons trouver d'autres pistes d'économies.»

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