Violences contre un artisan à Paris : 10 mois de sursis pour la sœur du prince héritier saoudien

Violences contre un artisan à Paris : 10 mois de sursis pour la sœur du prince héritier saoudien© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT Source: AFP
Palais de justice de Paris (image d'illustration).

Hassa bint Salmane, la sœur du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, a été condamnée à 10 mois de prison avec sursis ce 12 septembre. Elle était accusée d’avoir fait violenter un artisan en 2016 à Paris.

Hassa bint Salmane, 42 ans, sœur du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, a été condamnée ce 12 septembre à Paris à 10 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende pour des violences infligées par son personnel de sécurité à un artisan dans une résidence royale dans la capitale en 2016. L'agent de «protection rapproché» et homme de confiance, Rani Saïdi, seul présent à l'audience, a été condamné à 8 mois de sursis et 5 000 euros d'amende.

Hassa bint Salmane, visée par un mandat d'arrêt depuis décembre 2017, a été jugée début juillet au tribunal correctionnel de Paris pour avoir demandé à son agent de «protection rapprochée» de menacer, frapper et humilier le plombier auquel la princesse reprochait des photos volées. Elle était formellement poursuivie pour «complicité de violences volontaires».

La genèse de cette histoire remonte à septembre 2016, lorsque l'artisan était venu entreprendre des travaux dans l'appartement de la princesse situé sur la très huppée avenue Foch (XVIe arrondissement de Paris). L'artisan a expliqué aux enquêteurs avoir pris avec son téléphone portable des clichés de la salle de bain où il devait intervenir : la princesse aurait surgi dans la pièce, s'apercevant que le plombier avait pu «capter son reflet dans le miroir» et appelé son agent de sécurité.

Remontée, Hassa bint Salmane aurait alors, selon les dires de l'artisan, ordonné à son garde du corps de le frapper. Après l’avoir roué de coups, le garde du corps lui aurait intimé l'ordre de s'agenouiller pour baiser les pieds de la princesse avant de quitter l'appartement plusieurs heures après, selon un récit du Point d'octobre 2016. «Il faut le tuer, ce chien, il ne mérite pas de vivre», se serait emportée la princesse, selon les propos de l'artisan rapportés par le magazine.

Ce n'est pas la première fois que la famille royale saoudienne doit répondre devant la justice française. En mars 2013, cette dernière avait ordonné la saisie à titre conservatoire de biens acquis en France par Maha al-Sudaïri, ex-conjointe de l'ancien prince héritier Nayef ben Abdelaziz Al Saoud (décédé en juin 2012), en raison d'impayés. 

Cette dernière avait également défrayé la chronique lors d'un séjour à Paris, entre le 22 décembre 2011 et le 17 juin 2013, en tentant de quitter le palace Shangri-La, laissant au passage une ardoise de près de six millions d'euros.

Lire aussi : Avocat du garde du corps de la princesse saoudienne : «On veut lui faire porter le chapeau»

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