Urgences : non satisfaits des annonces de Buzyn, les grévistes votent la poursuite du mouvement

- Avec AFP

Urgences : non satisfaits des annonces de Buzyn, les grévistes votent la poursuite du mouvement© Loic Venance Source: AFP
L'entrée du service d'urgence du CHU de Nantes, le 27 août 2019 à Nantes.

Les annonces de la ministre de la santé Agnès Buzyn n'ont pas réussi à calmer les urgentistes grévistes. En assemblée générale, ils ont voté ce 10 septembre la poursuite de leur mouvement de contestation.

Le collectif Inter-Urgences, réuni ce 10 septembre en assemblée générale, au lendemain de l'annonce par Agnès Buzyn d'un plan de «refondation» du service, a voté la poursuite du mouvement de grève entamé il y a près de six mois.

Les représentants des grévistes, rassemblés à Saint-Denis, près de Paris, ont voté à main levée une motion rappelant leurs revendications et ont entériné le principe de «rassemblements locaux» le 26 septembre, en attendant de fixer prochainement une «date de mobilisation nationale».

La «participation aux autres actions» a également été approuvée, sans appel clair à rejoindre la manifestation de la CGT le 11 septembre à Paris.

Le collectif Inter-Urgences continue de réclamer des «réouvertures de lits», des «recrutements à la hauteur des besoins» et une «augmentation de 300 euros net mensuels pour tous les hospitaliers».

Le plan de «refondation» des urgences hospitalières présenté la veille par Agnès Buzyn, doté de 750 millions d'euros sur trois ans, met davantage l'accent sur l'orientation des patients pour limiter l'afflux aux urgences, avec un nouveau «service d'accès aux soins» pour réguler les appels aux secours et des «admissions directes» sans passage aux urgences pour les personnes âgées.

Le compte n'y est pas pour le collectif Inter-Urgences, à l'origine d'une grève inédite par sa durée – bientôt 6 mois - et son ampleur – 250 services d'urgence concernés à ce jour.

Dans le plan de la ministre, il n'y a «rien sur les effectifs», selon le président du collectif, Hugo Huon. Cet infirmier à l'hôpital parisien Lariboisière critique aussi un «déni des professions paramédicales» que la ministre «se refuse complètement à revaloriser».

Egalement présent, l'emblématique président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, a fait savoir que son organisation déciderait le 12 septembre «si [elle] rejoi[gnait] le mouvement».

«Très déçu» par les annonces de la ministre, il a évoqué «un rendez-vous raté» sans «rien sur les revalorisations salariales» et a prédit que la contestation allait être «sévère».

«On est loin des attentes du personnel», a également estimé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelle à une journée d'action le 11 septembre dans tout le secteur sanitaire et social, avec une manifestation à Paris.

Force ouvrière a appelé ce 10 septembre à «s'associer» à cette mobilisation, rejetant un plan qui «ne répond en rien à la réalité du terrain».

Dans le monde politique, le porte-parole du PCF Ian Brossat a lui aussi jugé que «ce n'[était] pas à la hauteur», le parti Générations raillant même «un pansement sur une plaie ouverte».

Pour le député (LFI) Alexis Corbière, «ce n'est pas un effort budgétaire conséquent». De son côté, le PS observe que «le gouvernement ne prévoit pas d'ouvertures de lits ni de recrutement de personnels, principales revendications des urgentistes».

Auteur: RT France

Lire aussi : «Si c'était ta mère dont je m'occupais» : pour mobiliser, les soignants reprennent Orelsan (VIDEO)

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»