Joute entre Balkany et des membres de la Ligue de défense noire africaine (VIDEO)

Joute entre Balkany et des membres de la Ligue de défense noire africaine (VIDEO)© Eric Feferberg Source: AFP
Le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, au palais de justice de Paris, le 19 juin 2019.

Une altercation a opposé le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany à des membres de la Ligue de défense noire africaine. Dénonçant une agression physique et verbale, l'édile a porté plainte. Deux hommes ont été placés en garde à vue.

Une joute verbale et vraisemblablement physique a opposé le 5 septembre le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany et des membres de la Ligue de défense noire africaine (LDNA).

Egountchi Behanzin, l'un des activistes de ce mouvement qui se présente comme luttant notamment contre la négrophobie, a filmé en direct sur Facebook une partie de l'échange. Il a ensuite été arrêté et placé en garde à vue, Patrick Balkany ayant porté plainte.

Le parquet de Nanterre a affirmé à l'AFP que le maire de Levallois-Perret avait été «agressé» le 5 septembre dans sa commune des Hauts-de-Seine et deux hommes, nés en 1981 et 1989, avaient été placés en garde à vue.

Pourtant dans la vidéo de la LDNA, Egountchi Behanzin affirme à de très nombreuses reprises que c'est lui et ses camarades qui ont été agressés par le maire et les personnes qui l'accompagnaient. Selon un communiqué de la LDNA posté sur Facebook, Patrick Balkany les aurait invités à retourner d'où ils venaient, à savoir Saint-Denis, «là où il y a la merde» et aurait ajouté «que la merde ce n'était pas dans sa ville».

Le parquet a transmis une tout autre version à l'AFP. Selon ses informations, l'édile a été «bousculé» vers 17h le 5 septembre et «deux gardiennes d'immeubles sont venues à son aide». Le maire et les deux femmes ont porté plainte, selon la même source, qui ajoute que l'enquête a été confiée au commissariat de Levallois-Perret.

Après un échange «dans le calme», les deux hommes ont «suivi, invectivé et insulté» Patrick Balkany «en ayant des propos insultants et diffamatoires tout en cherchant le contact physique», affirme l'édile dans un communiqué. «L’un des deux hommes a bousculé le Maire et l’a attrapé par l’épaule, cherchant clairement à faire dégénérer la situation».

Les faits, qui restent à clarifier, se sont produits non loin de la mairie, alors que les membres de la LDNA étaient venus interpeller Patrick Balkany sur le cas d'une boulangère, Pauline, qui dénonce des insultes racistes répétées à son égard.

Son témoignage, relayé par la Ligue de défense noire africaine en mars, avait soulevé sur les réseaux une avalanche de commentaires indignés, jusqu’à la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa. Installée dans un local de la rue du Président-Wilson depuis 2006, Pauline est en difficulté avec la copropriété depuis une dizaine d'années. Appuyée par la LDNA, elle évoque aussi des pressions pour «partir de Levallois». La mairie est accusée de rester passive dans cette affaire.

Des affirmations balayées par Isabelle Balkany. «Cette dame a un différend strictement privé avec sa copropriété dans lequel la municipalité de Levallois n'est pas concernée. Il est scandaleux qu'elle se fasse insulter et nous l'avons engagée à porter plainte auprès de la police nationale», a commenté la première adjointe au maire, son époux.

Au téléphone avec le Parisien, l'élue assurait dès le 28 février que la ville de Levallois-Perret n'avait «rien à voir là-dedans », et n'avait «aucun intérêt à ce qu'elle [la boulangère] parte».

Patrick et Isabelle Balkany sont en attente de leur jugement dans deux affaires judiciaires : le 13 septembre, la justice doit rendre sa décision dans une affaire de «fraude fiscale» pour laquelle l'accusation a requis contre le maire quatre ans de prison ferme et quatre ans dont deux avec sursis contre son épouse. Et le 18 octobre, le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement dans un second volet dans lequel ils sont soupçonnés de «blanchiment à grande échelle». Le parquet avait requis sept ans de prison ferme contre le maire et quatre ans avec sursis contre la première adjointe.

Patrick Balkany est par ailleurs convoqué mi-septembre par la police judiciaire qui le soupçonne d'avoir employé des chauffeurs de sa mairie à des fins personnelles, notamment pendant des vacances.

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