Gilets jaunes : deux mois de prison avec sursis pour l’homme qui avait invectivé Alain Finkielkraut

Gilets jaunes : deux mois de prison avec sursis pour l’homme qui avait invectivé Alain Finkielkraut Source: AFP
Alain Finkielkraut lors de son arrivée au tribunal de Paris, le 22 mai 2019 (image d'illustration).

Le Gilet jaune qui avait insulté le philosophe Alain Finkielkraut en marge de l'Acte 14 a été condamné à deux mois de prison avec sursis. Le tribunal a considéré que l'antisionisme affiché du prévenu était assimilable à de l'antisémitisme.

L’homme qui avait injurié le philosophe polémiste Alain Finkielkraut, en marge de l’Acte 14 des Gilets jaunes, a été condamné à deux mois de prison avec sursis. «Espèce de sioniste», «grosse merde», «elle est à nous, la France», «sale race» ou encore «t’es un haineux et tu vas mourir», avait lancé Benjamin W. à l'endroit de l’académicien.

Alain Finkielkraut ne s’était pas constitué partie civile dans cette affaire, même s’il était venu apporter son témoignage à la barre. Le ministère public, le seul à avoir engagé des poursuites donc, avait requis une peine de six mois de prison avec sursis.

Un antisémitisme déguisé en antisionisme selon le tribunal

Le tribunal a estimé que ces propos «apparaissent viser Alain Finkielkraut comme personne de confession juive, par le recours aux stéréotypes habituels antisémites, décrivant les personnes de confession juive comme n'appartenant pas à la communauté nationale».

«Les injures apparaissent ici avoir été proférées à raison de la religion de la personne visée, le terme "sioniste" venant ici purement et simplement dissimuler le caractère antisémite des propos», d’après la décision du tribunal.

Elhamamouchi Ouadie, l’avocat du prévenu, a annoncé son intention de faire appel du verdict. «Mon client conteste tout antisémitisme et on considère qu'il y a un deux poids, deux mesures, quand on voit les propos tenus régulièrement sur tous les plateaux télévisés par Alain Finkielkraut et qui n'ont jamais été repris par le ministère public», a-t-il précisé.

Lors de l’audience, le père de famille a expliqué avoir été motivé par sa «cause de cœur», «la cause palestinienne», qui l’avait poussé a injurié le philosophe. Par ailleurs, Benjamin W. a indiqué s’en être pris à Alain Finkielkraut en raison de ses positions «sionistes» et conteste la caractère antisémite de ses propos.

Lire aussi : Alain Finkielkraut n'a pas envie de voir les femmes jouer au football

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»