Affaire Zineb Redouane : la famille doute du «défaut de fonctionnement de la caméra la plus proche»

Affaire Zineb Redouane : la famille doute du «défaut de fonctionnement de la caméra la plus proche»© Zakaria Abdelkafi Source: AFP
Manifestation contre les violences policières à Paris, le 2 février 2019. Sur la banderole apparaît Zineb Redouane.

La seule caméra qui aurait pu filmer le tir de grenade lacrymogène ayant touché Zineb Redouane aurait été en panne. Doutant de cette information, l'avocat de la famille de l'octogénaire a déposé une plainte pour «faux en écriture publique aggravé».

Nouveau rebondissement dans l'affaire de la mort de Zineb Redouane, avec une nouvelle plainte déposée par sa famille. 

Le 1er décembre, en marge de l'acte 3 des Gilets jaunes à Marseille, cette octogénaire avait été touchée au visage par des morceaux de grenade lacrymogène alors qu'elle se trouvait à sa fenêtre, au 4e étage. Elle était décédée le lendemain, sur la table d'opération. Sa famille avait porté plainte, en avril, pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». 

La thèse malheureuse du défaut de fonctionnement de la caméra la plus proche des lieux des faits n'est pas crédible

Le 6 juillet, Le Parisien rapporte que Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille de la victime, a déposé une plainte le 5 juin pour «faux en écriture publique aggravé». La partie civile s'étonne du fait que la seule caméra positionnée à proximité du lieu d'où la grenade lacrymogène a été tirée était en panne ce jour-là. «Il est particulièrement surprenant que ce soit justement cette caméra qui ait été déclarée inopérante», relève l'avocat dans sa plainte, que le quotidien a pu consulter. Selon lui, «la thèse malheureuse du défaut de fonctionnement de la caméra la plus proche des lieux des faits n'est pas crédible, et ce notamment au regard des manœuvres employées».

Sept mois après le drame, le policier qui a tiré n'a toujours pas été identifié. Et, rappelle Le Parisien, les écueils judiciaires s'accumulent : les CRS entendus par l'IGPN n'ont pas été placés en garde à vue lors de leurs auditions et les cinq lanceurs de grenade (cougars) utilisés ce jour-là n'ont pas été saisis.

De plus, la présence lors des événements du vice-procureur du parquet de Marseille, André Ribes, qui avait été chargé ensuite du début de l'enquête, a été signalée par les CRS et non par l'intéressé, comme l'a révélé le site Mediapart. Ce qui entre autres a conduit Robert Gelli, le procureur général de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, à demander, en juin, le dépaysement de l'enquête sous la pression de l'avocat Yassine Bouzrou. La Cour de cassation doit se prononcer prochainement.

Lire aussi : L'avocat de la famille de Zineb Redouane évoque un «lien direct» entre le tir de grenade et sa mort

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