Entre main tendue du RN et appel au recentrage du parti, la démission de Wauquiez de LR fait réagir

Entre main tendue du RN et appel au recentrage du parti, la démission de Wauquiez de LR fait réagir© JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Laurent Wauquiez en septembre 2018 (image d'illustration).

Appel à l’union avec le Rassemblement national ou à un rapprochement avec le centre ? La démission de Laurent Wauquiez de la présidence des Républicains officialisée, les réactions politiques n’ont pas tardé à droite de l’échiquier politique.

La recomposition politique va-t-elle s’accélérer à droite de l’échiquier politique ? Quelques instants après l’annonce de la démission de Laurent Wauquiez de la présidence des Républicains (LR), plusieurs cadres du Rassemblement national ont appelé les électeurs déçus par le parti de droite à rejoindre leur rang.

«Cette démission de Wauquiez était inévitable. Nous tendons la main à tous les cadres et électeurs LR patriotes, attachés à la défense de notre identité, à la fin du matraquage fiscal et à la restauration de la grandeur française. L’alternative à Macron est possible !», a ainsi écrit Marine Le Pen sur Twitter.   

Même tonalité du côté de Gilbert Collard. L’avocat a appelé «les électeurs, militants et cadres de LR qui ont la France au cœur» à rejoindre son parti. «Nous sommes maintenant les seuls à pouvoir les défendre face à Macron», a-t-il argumenté.

Le leader de Debout La France, Nicolas Dupont Aignan, a également convié ses électeurs opposés «à toute dérive macroniste» à adhérer à sa formation politique. 

Hasard du calendrier, Marion Maréchal annonçait plus tôt sur LCI son souhait de voir émerger une «grande coalition» entre la «droite populaire» issue des Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN). Car selon elle, le parti de Marine Le Pen n'est pas aujourd'hui en capacité d'être suffisamment rassembleur.

Deux droites irréconciliables ?

«Je considère que le Rassemblement national est indispensable à la vie politique mais que malheureusement, il n'est pas suffisant [...] et qu'il faut le dépasser, en tout cas qu'il faut permettre qu'il y ait d'autres voix qui s'expriment à travers d'autres mouvements ou courants qui puissent permettre demain, je l'espère, un grand compromis patriotique autour de cette idée de défense de la nation», avait notamment estimé celle qui dispose d'une bonne côte de popularité auprès des électeurs LR.

La tête de liste LR pour les élections européennes François-Xavier Bellamy, dont Marion Maréchal a vanté les qualités personnelles, a quant à lui simplement tenu à saluer le «geste d’honneur» du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, sans plus de commentaires.

Bruno Retaillau, président du groupe LR au sénat, a usé de termes similaires pour qualifier la décision prise par l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : «Je salue l'élégance et la dignité de Laurent Wauquiez. Cette décision l'honore.»

Le président de l'Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, voit lui en cette démission une occasion pour le parti de renouveler sa ligne politique et de changer de stratégie vis-vis de la majorité présidentielle : «Le départ de Laurent Wauquiez permet la création d'une nouvelle UMP [l'ancien acronyme du parti], sociale, libérale, européenne. Mais sans être dans une opposition systématique à Emmanuel Macron et Édouard Philippe.» «Si ce n'était pas le cas, Gérard Larcher sait que je n'en serai pas.», a-t-il poursuivi en référence à l'initiative du président du Sénat.

Dans ce contexte de crise interne, Gérard Larcher va en effet réunir plusieurs ténors de la droite et du centre le 4 juin pour tenter de «constuire un projet rassemblant» les deux courants politiques éparpillés entre le RN et LREM. Les présidents des groupes parlementaires Christian Jacob, Bruno Retailleau, Hervé ­Marseille et Philippe Vigier, ainsi que les ­leaders des grandes associations d'élus François Baroin, ­Dominique Bussereau et Hervé Morin en font partie. Plusieurs présidents de régions seront également présents, à l'instar de Valérie Pécresse, présidente régionale du Conseil d'Ile-de-France. 

Lire aussi : Comment recréer l’union à droite après la débâcle aux européennes ? (DEBAT)

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