Un blindé a diffusé de la poudre lacrymogène lors de l'acte 18 des Gilets jaunes à Paris

Un blindé a diffusé de la poudre lacrymogène lors de l'acte 18 des Gilets jaunes à Paris© Valery HACHE Source: AFP
Dezs véhicules blindés de la gendarmerie sont stationnés le 15 décembre 2018 sur les Champs-Elysées avant la tenue d'une manifestation des Gilets jaunes (image d'illustration).

Dans une vidéo diffusée par l'agence Taranis News, un blindé de gendarmerie peut être vu en train de laisser échapper un nuage de gaz lors de l'acte 18 des Gilets jaunes. La préfecture confirme qu'un véhicule de ce type a diffusé du «gaz poudre».

Au cours de l’acte 18 des Gilets jaunes à Paris, plusieurs véhicules blindés à roues de la gendarmerie ont été mobilisés. Dans une de ses vidéos, l’agence de presse Taranis News, montre l’un des véhicules blindés stationnés près de l’arc de Triomphe, diffuser un nuage de gaz. 

Le journaliste qui filme la scène interroge, non sans humour, un gendarme présent face à lui : «Vous avez un petit problème technique ? [...] Qu’est-ce qui est sorti ?», lance-t-il. Ce à quoi son interlocuteur répond qu’il n’en sait rien. Par la suite, on aperçoit dans la vidéo le même gendarme entretenir une discussion visiblement musclée avec le conducteur du véhicule ayant diffusé le nuage de gaz.

Joint par Check News, le Sirpa gendarmerie, qui assure la gestion de sa communication, a confirmé qu'un véhicule blindé avait «diffusé du gaz lacrymogène pour disperser une foule hostile et de plus en plus violente sur le secteur de l’Arc de Triomphe». Auprès du même média, la préfecture de police a confirmé l’utilisation de «gaz poudre [...] en petites poussées». Il s'agirait d'une première depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, comme le rapporte notamment Le Parisien. Selon le quotidien, cette poudre sous pression dont les blindés sont équipés peut être équivalente à «200 grenades lacrymogènes». 

Il n'est toutefois pas certain que la Sirpa et la préfecture fassent référence à la même scène que celle filmée par Taranis News. Les images de cette agence, au moment où un véhicule blindé disperse du gaz, ne montrent d'ailleurs pas de foule au comportement hostile ni de scène de dispersion.

Contacté par le site de vérification des faits de Libération, le journaliste de Taranis News affirme de son côté qu’«il n’y avait aucune agitation à ce moment-là.» Avant d'ajouter : «Mais je me suis approché un peu trop près. Est-ce qu’il y a eu une fuite, ou est-ce que le gendarme a voulu envoyer un petit coup de gaz pour me faire partir ? Je ne sais pas.»

Lire aussi : 8 décembre : les blindés de la gendarmerie avaient-ils vraiment une «arme secrète» ?

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