Pas grand monde chez les Gilets jaunes «si on faisait des tests de QI à l'entrée», selon Gantzer

Pas grand monde chez les Gilets jaunes «si on faisait des tests de QI à l'entrée», selon Gantzer© Philippe Wojazer Source: Reuters
Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande (image d'illustration).

L'ancien chef de la communication de François Hollande s'est exprimé, avec un peu de mépris, sur les épisodes de violence qui ont émaillé les mobilisations des Gilets jaunes. Il a notamment commenté les insultes adressées à Ingrid Levavasseur.

Ce 18 février sur le plateau de la chaîne télévisée C News, l'ex-conseiller de François Hollande, Gaspard Gantzer, était invité à débattre sur le thème de «l'escalade de la violence» dans le contexte de la mobilisation du mouvement citoyen des Gilets jaunes. Lors de sa première intervention, il a ainsi débuté : «J'ai toujours fait attention à mon langage pour commenter ce qui se passait avec les Gilets jaunes, mais là [...] on a franchi la cote d'alerte.»

Ils ont le droit de manifester, même s'ils sont cons malheureusement

Une demi-heure après le début de l'émission, l'ancien haut fonctionnaire a notamment échangé avec l'ancien Gilet jaune et fondateur du parti Mouvement alternatif citoyen (MAC), Hayk Shahinyan, au sujet d'une scène filmée le 17 février à Paris, qui montre Ingrid Levavasseur, figure contestée au sein du mouvement des Gilets jaunes, se faire insulter par plusieurs manifestants. «Une fois qu'on a dit que les gens peuvent manifester, on ne peut pas trier entre les manifestants, c'est justement ça la beauté de la démocratie», a-t-il estimé d'emblée. Mais, alors que son interlocuteur affirmait ne pas se reconnaître dans les agissements de certains Gilets jaunes, qu'il a appelé à «exfiltrer de la manifestation», Gaspard Gantzer lui répond : «Ils ont le droit de manifester, même s'ils sont cons malheureusement [...] C'est ça qui est dramatique», avant d'ajouter : «Si on faisait des tests de QI à l'entrée des manifestations, [il n']y aurait pas grand monde.» Une remarque visiblement adressée à l'attention du mouvement citoyen, puisque Gaspard Gantzer enchaîne, en pointant du doigt l'écran qui diffuse les images de Gilets jaunes prenant à partie Ingrid Levavasseur : «Excusez-moi, quand je vois ce genre d'images-là, je pense que je suis obligé d'être dur.» Et d'assurer qu'il ne parle pas de «tout le monde». 

La scène de tensions entre plusieurs Gilets jaunes et Ingrid Levavasseur intervient au lendemain de l'acte 14 de la mobilisation, lors duquel deux épisodes de violences ont été fortement repris dans les médias, provoquant une avalanche de réactions, principalement d'indignation. Le premier est survenu à Lyon, où des manifestants, pour certains cagoulés, ont caillassé un véhicule de police avec deux fonctionnaires à son bord, dont l'un a réussi à filmer la scène éprouvante avant l'arrivée de renforts. Le deuxième a eu lieu à Paris, où l'écrivain français Alain Finkielkraut a été pris à partie, subissant une pluie d'insultes de la part de manifestants reprochant notamment au philosophe ses positions sur Israël et l'invitant à rentrer chez lui «à Tel Aviv».

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