Gilets jaunes, immigration : tête de liste RN, Bardella passe à l'offensive en vue des européennes

Gilets jaunes, immigration : tête de liste RN, Bardella passe à l'offensive en vue des européennes© Christian Hartmann Source: Reuters
Marine Le Pen, et Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national (RN) pour les prochaines élections européennes, lors de la convention du parti organisée à la Mutualité, à Paris, le 13 janvier 2019.

Jordan Bardella, 23 ans, a officiellement pris la parole pour la première fois comme tête de liste du RN pour les élections européennes de mai 2019. Gilets jaunes, terrorisme, délinquance, UE : il a tiré à feu nourri sur la politique de l’exécutif.

Devant environ 2 000 militants, Marine Le Pen a présenté ce 13 janvier à la Mutualité, à Paris, les 12 premiers candidats de la liste du Rassemblement national (RN) pour les élections européennes de mai 2019, conduite par Jordan Bardella. Ce dernier, âgé de 23 ans, a tiré à boulets rouges contre la politique menée par l'exécutif.

Gilets jaunes, immigration, délinquance : les cartons rouges de Bardella au gouvernement

En préambule de son intervention, Jordan Bardella a évoqué l'actualité, très tendue dernièrement, et en premier lieu, les Gilets jaunes. Pour lui, le mouvement citoyen est symptomatique d’une «détresse» exprimée par les Français. «Cette éruption du peuple dans le débat public fait peur à certains : pas à nous ! Le peuple veut à nouveau pouvoir décider de son avenir !», a-t-il lancé alors que la présidente du Rassemblement national avait, quelques jours plus tôt, proposé l'instauration d'un référendum d’initiative populaire, qui n'est pas sans rappeler le référendum d'initiative citoyenne (RIC), revendication grandissante des Gilets jaunes

J'appartiens à une génération qui peut mourir pour une cigarette ou un mauvais regard

Evoquant sa situation personnelle – Jordan Bardella avait rappelé au cours de ces dernières semaines ses origines modestes – il a entre autres fustigé la politique migratoire et sécuritaire du gouvernement en l'évoquant à travers le prisme de la situation de la Seine-Saint-Denis : «Je peux vous assurer que, lorsque vous grandissez en Seine-Saint-Denis, vous êtes exactement au bon endroit pour voir, observer, vivre et subir toutes les dérives du pays. La délinquance […], les ravages de l’immigration de masse […]. Le terrorisme enfin que j’ai vécu chez moi confiné chez moi en 2015, lorsque les forces de l’ordre ont donné l’assaut contre les terroristes du Bataclan.»

Et de poursuivre : «J'appartiens à une génération qui peut mourir pour une cigarette ou un mauvais regard, qui peut mourir sur un trottoir, à un concert, sur un parking de discothèque !»

Dans la même veine, la jeune tête de liste a prononcé un réquisitoire contre la Commission européenne accusée, entre autres, d’agir contre l’intérêt des Français, notamment sur le plan économique : «Le peuple doit pouvoir décider ! […] Je crois que le moment est venu d'en finir avec l’arrogance de ceux qui prétendent savoir mieux que vous ce qui est bon pour votre avenir, […] de ces commissaires européens que vous n’avez pas élus et qui régentent votre vie !», a-t-il exhorté devant une foule conquise.

Enfin, il a espéré voir le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner «les larmes aux yeux» et le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux chercher «ses mots sur les plateaux télés pour minimiser la raclée» subie à l’issue du second tour des élections européennes. 

«Prendre Macron sur deux fronts»

Plus tôt, Marine Le Pen avait affirmé que les élections européennes seraient «l'occasion de prendre [Emmanuel] Macron sur deux fronts, en France et en Europe».

«Si Emmanuel Macron n'a pas la sagesse de changer la politique, s'il n'a pas la sagesse de se tourner à nouveau vers le peuple par une dissolution, pour en appeler au jugement démocratique, alors l'arbitrage démocratique devra venir des élections européennes», avait-elle estimé devant les cadres du parti.

Auteur: RT France

Dans le public, Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud, deux ex-élus LR qui avaient annoncé le 8 janvier leur ralliement Rassemblement national. «On rejoint la liste du RN avec Jean-Paul Garraud parce qu'aujourd'hui, c'est celle qui correspond le plus à nos convictions pour changer l'Europe», avait expliqué Thierry Mariani. Il avait en outre expliqué : «J’attendais une clarification du programme du Rassemblement national sur l’Europe [...] Désormais le RN dit très clairement qu’il n’est pas question de revenir sur l’euro, mais qu’il faut changer la gouvernance de l’euro, le fonctionnement.»

Lire aussi : Gilets jaunes : Marine Le Pen propose l'instauration du référendum d’initiative populaire

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