Excédés par l'«agribashing», les agriculteurs sortent les tracteurs (IMAGES)

Excédés par l'«agribashing», les agriculteurs sortent les tracteurs (IMAGES)© Compte Twitter @Jeunes Agriculteurs Ile-deFrance
Tracteurs devant la préfecture d'Evry le 12 décembre.

Les agriculteurs se mobilisent dans toute la France depuis le 11 décembre. Des tracteurs ont été garés devant certaines préfectures, créant des blocages ou déversant pommes de terre ou betteraves, pour protester contre le matraquage fiscal.

Les agriculteurs avaient annoncé que des actions auraient lieu à partir du 11 décembre pour protester contre la pression fiscale et le report des ordonnances de la loi agriculture et alimentation. Ainsi, le 12 décembre, des tracteurs ont défilé dans toute la France, allant à l'assaut des préfectures. 

Le 5 décembre, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume avait annoncé sur CNews, le report des ordonnances attachées à la loi alimentation à cause de la mobilisation des Gilets jaunes. Les agriculteurs sont montés alors au créneau, cet ajournement menaçant la promesse d’une meilleure rémunération de leur profession précarisée. Le ministre a finalement reculé et annoncé que les ordonnances seraient bien au menu du conseil des ministres et, selon lui, les mesures s'appliqueraient dès le 1er janvier 2019. La FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont néanmoins décidé de maintenir leurs diverses actions sur le territoire.

A Orléans, le 12 décembre, des tracteurs ont déversé des pommes de terre et des betteraves.

En Ile-de-France, à Evry et Versailles, les tracteurs se sont présentés devant les préfectures.

Dans le Haut-Rhin, les agriculteurs ont déployé des banderoles «vivre, pas survivre». 

Les agriculteurs du Gers, venus avec barils et des bâtons, s'apprêtaient à faire du raffut devant la préfecture.

Se considérant victimes d'«agribashing», les exploitants agricoles attendent avec impatience les ordonnances afin d'entériner le relèvement du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions. 

Vivre de prix et non de primes

Véronique Le Floch, secrétaire général du syndicat Coordination rurale, venue témoigner sur le plateau du JT d'RT France le 11 décembre, avait évoqué la contestation. Dénonçant la pénibilité de leur situation et les diverses taxes du gouvernement qui pèsent sur eux, elle avait expliqué que les agriculteurs voulaient vivre «de prix et non de primes», estimé qu'Emmanuel Macron oubliait «la détresse des agriculteurs», et évoqué leurs retraites en dessous des minima sociaux. Par ailleurs, les agriculteurs ayant s'étant reconvertis dans la culture bio n'ont toujours pas perçu la totalité des aides de 2016, dont une partie est versée par la région.

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