Mauvaise pioche : Benjamin Griveaux accuse à tort un Gilet jaune de racisme (VIDEO)

Mauvaise pioche : Benjamin Griveaux accuse à tort un Gilet jaune de racisme (VIDEO)© ludovic MARIN Source: AFP
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

Benjamin Griveaux a accusé ce 11 décembre l’un des chefs de file des Gilets jaunes, Christophe Couderc, d’être «clairement raciste», profil Facebook à l’appui. Seul souci, et pas des moindres : ce compte n'était pas le sien, mais celui d'un homonyme.

Invité ce 11 décembre de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, Benjamin Griveaux a tenu un discours plus qu’offensif à l’encontre des Gilets jaunes. Alors qu’il regrettait la politisation du mouvement, le porte-parole du gouvernement a tenté de décrédibiliser l’un de ses chefs de file, Christophe Couderc. «Le Monsieur qui était hier soir sur BFM, Christophe Couderc, le Gilet jaune de Paris, allez voir sa page Facebook, en date du mois de février. C'est un homme qui est clairement raciste et qui a un problème, manifestement, avec les musulmans, et qui partage beaucoup les publications de Marine Le Pen», a-t-il affirmé sans ambages.

C'est un homme qui est clairement raciste

Problème, comme le rapporte Marianne, la page Facebook à laquelle faisait référence Benjamin Griveaux appartenait à une autre personne, portant le même nom, et dont la sensibilité politique semble être à l’opposé de celle du porte-parole des Gilets jaunes. «Ce technicien audiovisuel n'a rien du profil indiqué par Benjamin Griveaux. Jusqu'en août dernier, il était salarié du Média, la web-télé de gauche lancée en septembre 2017 par des amis de Jean-Luc Mélenchon», écrit l’hebdomadaire.

L'allégation calomnieuse proférée par le Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre arrive seulement quelques semaines après l’adoption définitive à l'Assemblée des deux propositions de loi controversées contre la «manipulation de l'information» en période électorale. 

Deux textes défendus par Benjamin Griveaux qui n'avait alors pas hésité, au cours d'une interview consacrée au projet du gouvernement de légiférer en la matière, à accuser RT France de mener une campagne de désinformation. «Je sais faire la différence entre la propagande payée par un Etat étranger et un journalisme d’opinion qui ne nous épargne pas, mais qui respecte les codes du journalisme et les déontologies du journalisme», avait-il martelé. Des propos avancés sans fournir de preuves et en oubliant de mentionner que les journalistes de RT France se voient remettre, comme tous leurs confrères, une carte de presse française.

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