Le regroupement familial, l'un des plus grands regrets de Valéry Giscard d'Estaing ?

Le regroupement familial, l'un des plus grands regrets de Valéry Giscard d'Estaing ?© Thomas Samson Source: Reuters
Au centre de la photo, Valéry Giscard d'Estaing, le 4 octobre 2018, lors du soixantième anniversaire de la Constitution française.
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Décidé en 1976 par Jacques Chirac, alors Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing, le regroupement familial serait l'un des actes politiques que l'ex-président centriste regretterait le plus, selon une biographie sortie le 10 octobre.

Une biographie de Valéry Giscard d'Estaing (VGE), écrite par Eric Roussel est sortie le 10 octobre. Elle revient sur la longue carrière politique de l'ancien président de la République (1974-1981). Il y a livré quelques confessions sur l'immigration. Parmi celles-ci, il a avoué «regretter le regroupement familial», décidé par son Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac, par décret, le 29 avril 1976.

«L’idée en soi était juste et généreuse […] Mais elle a été mal appliquée et j’ai eu le tort de ne pas plus surveiller l’application», a confié l'ancien chef de l'Etat qui reconnaît également qu'il en porte la responsabilité. «Avec l’augmentation massive de l’immigration en provenance de pays musulmans, elle [l'idée] divise profondément», précise encore l'ouvrage, ajoutant que Raymond Barre, qui succédera à Jacques Chirac au poste de Premier ministre en 1976, suspendra le regroupement familial pour trois ans, à partir de 1977.

«Nous vivions le noyau familial tel que nous le connaissions et nous avons vu arriver des noyaux familiaux totalement différents», reconnaît Valéry Giscard d'Estaing. Mais «l'idée de faire venir les familles des immigrés paraissait, à l’époque, naturelle», lit-on par ailleurs.

La biographie de Valéry Giscard d'Estaing confirme en outre une révélation qui avait été divulguée par l'historien Patrick Weil en 2015 : le président souhaitait bel et bien dénoncer les Accords d'Evian de 1962 «pour pouvoir rapatrier quelque 500 000 Algériens en cinq ans». Mais VGE aurait été confronté à l'opposition du Conseil d'Etat et de ses ministres Raymond Barre et Simone Veil.

Lire aussi : Valéry Giscard d'Estaing : «La solution de la force n’est pas la bonne» pour l'Ukraine

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