Les Français majoritairement contre le regroupement familial

© PHILIPPE HUGUEN Source: AFP

Le système du regroupement familial propre à l'hexagone serait-il en train de rendre l'âme ? C'est ce que semblent indiquer les chiffres d'un sondage Ifop réalisé les 14 et 15 avril et qui montrent un choix tranché chez une majorité de Français.

Sans surprises, selon le sondage Ifop, la gauche est hostile à tout abandon de la procédure qui permet le regroupement familial. Ainsi le Front de gauche, les écologistes et le PS s'opposent fermement à sa suppression avec respectivement  75, 67 et 64 %. 

© Ifop

Notons qu’à l’exception du FN, qui y est favorable à 92%, la suppression du regroupement familial n’est jamais évoquée dans d'autres sphères politiques. Pourtant aujourd'hui, près de 6 Français sur 10 (59 %) la réclameraient, selon le sondage.

«Ce résultat confirme le durcissement de l’opinion sur l’immigration, déjà constaté, notamment, sur l’accueil des migrants», explique Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop. Il précise par ailleurs un fait qui n'étonnera personne : «Plus on est pour le regroupement familial, plus on est à droite, plus on est pour sa suppression».

En effet, chez les Républicains, seuls 27% des interrogés continuent de soutenir le regroupement familial, tandis qu'une immense majorité de 73% se prononcent pour sa suppression.

C’est, logiquement, chez les ouvriers, premiers «cohabitants» des populations immigrées, que le souhait de suppression est le plus important (67 %), mais les professions libérales et cadres supérieurs sont étonnamment près d’un sur deux (48 %) à penser de même», écrit Valeurs Actuelles.

Avec de tels résultats, ce sujet jusque-là absent des débats pourrait faire partie intégrante de la campagne présidentielle de 2017. 

Le regroupement familial est la possibilité donnée à des membres d'une famille séparés entre plusieurs pays de se retrouver. Il fut rendu légal et institutionnalisé par le président Valéry Giscard d'Estaing, son Premier ministre Jacques Chirac et le ministre du Travail Michel Durafour en 1976.

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