Pôle emploi : combien d'arnaques et d'offres illégales depuis 2017 ?

Pôle emploi : combien d'arnaques et d'offres illégales depuis 2017 ?© Charles Platiau Source: Reuters
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L'agence Pôle emploi annonce avoir débusqué 7 000 offres frauduleuses sur son site entre 2017 et 2018. Des salaires trop élevés appâtent les candidats, un faux chèque est envoyé, puis un remboursement est demandé à la victime.

Selon les informations du journal La Dépêche, le département de la Haute-Garonne est particulièrement touché par un phénomène croissant depuis 2017 : l'arnaque à la fausse offre d'emploi. A en croire l'agence, quelque 7 000 annonces de ce type ont été repérées. Christophe Carol, directeur régional adjoint de Pôle emploi en Occitanie a livré son analyse à La Dépêche : «L'offre a d'abord été diffusée dans la région toulousaine, avant d'être diffusée dans la France entière. Une enquête est en cours, mais je suppose qu'il s'agissait de l'arnaque classique : on envoie un faux chèque, puis on demande son remboursement.»

10 000 euros par mois pour un poste de magasinier ?

Parmi les exemples cités, on relève notamment des annonces de salaires incohérentes par rapport aux prétentions salariales en vigueur, ainsi une offre promettait environ 10 000 euros par mois pour un poste de magasinier dans une enseigne de distribution. Autre façon d'appâter les impétrants : dans le Tarn, une jeune femme a reçu un chèque de 2 200 euros pour acheter la tenue et les chaussures nécessaires pour un prétendu futur poste... Un chèque en bois qu'on lui aurait ensuite demandé de rembourser.

Problème : il est très difficile de remonter à la source de ces annonces dont les auteurs sont vraisemblablement domiciliés hors de France.

Une offre sur deux serait illégale

Au micro de RTL le 3 septembre, le directeur général du comité national des travailleurs privés d'emploi et précaires CGT, Tennessee Garcia, a estimé que ces arnaques avaient cours depuis 2015 lorsque «Pôle emploi a décidé de ne plus contrôler les offres avant publication» et d'ajouter : «Pourtant c'est sa mission principale selon le code du Travail.» Le syndicaliste a déploré que «dans plus de 75% des cas», selon une étude, un des 123 sites privés d'annonces pour l'emploi se substitue à Pôle emploi et «publie directement les offres» sur le site de l'agence sans «aucun contrôle».

Tennessee Garcia précise qu'une offre sur deux est illégale, selon l'étude qu'il cite. Pôle emploi préfère pour sa part avancer le chiffre d'une offre illégale sur dix.

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