Après avoir déboursé 320 millions d’euros, l’Education nationale abandonne son logiciel RH

Après avoir déboursé 320 millions d’euros, l’Education nationale abandonne son logiciel RH© Eric Feferberg Source: AFP
Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer

Lancé en 2007, le programme de modernisation des systèmes d’information de gestion des ressources humaines de l’éducation nationale (Sirhen) prend fin. Jean-Michel Blanquer, à l'origine de cette décision, met notamment en avant son inefficacité.

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé ce 20 juillet dans Les Echos la fin du programme de modernisation des systèmes d’information de gestion des ressources humaines de l’éducation nationale (Sirhen), lancé en 2007 par le ministre de l'époque, Xavier Darcos .

«Estimé à 60 millions d'euros au total, ce dispositif dédié à la prise en charge des enseignants [850 000 personnes] et la préparation des rentrées scolaires, était parti pour engloutir 496 millions d'euros, si le ministre ne l'avait pas stoppé. Finalement, le compteur s'arrêtera à 320 millions d'euros», écrit le journal économique.

Le logiciel, dont la mission était de moderniser la gestion des ressources humaines de l’Education nationale, s’est révélé être un programme inadéquat... et un véritable gouffre financier. «Il apparaît clairement que le programme SIRHEN n'est pas parfaitement adapté aux enjeux de gestion des ressources humaines et technologiques d'aujourd'hui. Par conséquent, j'ai décidé de réorienter notre action vers un dispositif plus agile et plus efficace au bénéfice de notre mission de service public», a expliqué Jean-Michel Blanquet.

A plusieurs reprises, la Cour des comptes avait alerté sur le coût excessif du dispositif. En décembre 2016, la juridiction financière avait déploré dans une note, adressée à l'alors ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, l’absence d’un «cadrage technique et financier précis» et avait émis une série de recommandations pour éviter de nouvelles dépenses publiques excessives.

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